vendredi 21 février 2014

Des soldats, des soldats et encore des soldats

Alors qu’un journaliste lui demandait ce qu’il fallait pour gagner la guerre en Corée, un soldat américain répondit : « Des Marines, des Marines et encore des Marines ». S’il y a bien une leçon militaire à tirer de l’opération Sangaris en Centrafrique c’est que, pour des raisons opérationnelles, il nous faut plus de marsouins, légionnaires ou chasseurs (et autres bons soldats) que nous n’en avons actuellement, et non plutôt moins comme on cherche à nous le faire croire depuis des années, pour des raisons d’économies budgétaires qui n’ont jamais eu lieu. Dès lors qu’il s’agit de contrôler une zone, de gérer une crise, de traquer des ennemis incrustés dans un milieu complexe, on n’a encore rien trouvé de mieux que de disposer en nombre de ce merveilleux système d’arme d’une rare polyvalence qu’on appelle le fantassin.

Je fais partie de ceux qui ont cru effectivement qu’un engagement limité de 1 600 hommes pourrait suffire à rétablir la sécurité à Bangui, mais je ne suis qu’un « pseudo-expert-auto-proclamé » (expression désormais consacrée désignant tout citoyen qui donne un avis sur l’emploi de la force publique et qui peut s’étendre facilement à d’autres champs). Je me fondais sur mon expérience personnelle du théâtre et l’idée que la Seleka n’était visiblement pas une force capable de nous résister. J’ai compris tout de suite mon erreur en apprenant que contre toute logique militaire sinon diplomatique, il n’était pas question d’affronter la Seleka mais de désarmer les milices locales. Cela changeait tout car, selon un paradoxe qui n’est qu’apparent, moins on veut employer la force et plus il faut être fort afin de s’imposer à tous en même temps.

Dans ces conditions il était évident dès le départ que 1 600 hommes, même accompagnés de 4 000 soldats africains, seraient insuffisants pour contrôler une ville de plus d’un million d’habitants, sans même parler du reste du pays. Une opération de stabilisation suppose non pas un engagement en fonction d’un moindre coût politique et financier espéré mais en fonction de la superficie, de la population à contrôler/sécuriser et du degré de violence atteint sur place. Empiriquement, en tenant compte des expériences passées, cela imposait d’engager entre 5 000 et 10 000 soldats français et à peu près autant d’autres nationalités (à qui il aurait sans doute fallu fournir un soutien matériel).

Oui mais voilà, contrairement à la France des années 1920 ou des années 1940 pourtant épuisée mais qui engageait 100 000 soldats professionnels au Maroc puis en Indochine, la France du XXIe siècle, pourtant jamais aussi peuplée et aussi riche, n’est visiblement plus capable d’un tel effort. Si nous ne déployons pas 10 000 hommes, c’est avant tout parce que nous sommes incapables de les engager ou au moins incapables de les relever, car, et c’est là aussi une constante historique, on n’obtient pas une normalisation de la situation dans un Etat implosé en six mois. En d’autres termes, la France n’est pas plus capable de mener seule une opération de stabilisation d’une certaine ampleur qu’elle ne semble capable d’affronter seule des armées étatiques mêmes plutôt modestes (l’armée syrienne ou même l’armée de Kadhafi) et le succès de l’opération Serval au Mali ne doit pas faire oublier que nous n’y avons affronté que l’équivalent d’une brigade d’infanterie légère. Que ce serait-il passé si les effectifs ennemis s’étaient élevés à simplement 10 000 combattants ?

Force est d’admettre désormais que la gestion depuis vingt ans de notre outil de défense et plus particulièrement de ses ressources humaines est un désastre. Au nom des dividendes de la paix, de la professionnalisation, du « dégraissage » de la fonction publique, du sauvetage des grands programmes industriels puis des seules finances publiques, nous avons taillé dans les effectifs militaires à tour de bras. Pour la seule décennie 2008-2018, nous sommes ainsi en train de supprimer 80 000 postes dans la défense, soit un peu moins du cinquième du volume initial, après en avoir supprimé 125 000 dans la décennie précédente (15 000 postes de cadres supprimés et 200 000 appelés remplacés par un surcroît de seulement 90 000 militaires du rang professionnels et de civils). Quand je suis devenu sous-officier en 1983, 575 000 Français servaient dans les armées et services. Ils ne devraient plus y en avoir que 242 000 en 2019, soit une perte moyenne d’un peu plus de 9 000 postes par an (l'équivalent d'un site de Florange chaque mois). A ce rythme, l’armée française aura cessé d’exister en 2045. Si le ministère de l’éducation avait été soumis au même régime, c’est 600 000 postes qui y auraient été supprimés.

Comme le budget a été gelé en valeur constante depuis 1991 (alors que les dépenses de l’Etat ont augmenté de 80 % depuis cette époque), on pourrait considérer, en termes économiques, que ces pertes humaines ont été compensées par du Travail plus qualifié (les soldats professionnels) et surtout du Capital (des équipements plus performants) et qu’au bilan, l’outil militaire d’aujourd’hui est plus « productif » qu’il y a vingt ans. Cela n’est même pas sûr.

En premier lieu, bien plus que dans les autres ministères où le budget de fonctionnement est largement prédominant, le budget de la défense comprend une forte part d’achats d’équipements dont le nombre reste quand même lié au nombre d’utilisateurs potentiels. Sacrifier ceux qui utilisent les équipements pour aider ceux qui les fabriquent (argument du Livre blanc de 2008) équivaut à saigner un vampire pour étancher sa soif. Lorsqu’on réduit une organisation de moitié ou des deux-tiers, le marché qu’elle représente n’est souvent plus suffisant pour assurer la simple survie. De fait, l’industrie de défense est réduite à de l’artisanat (comment appeler cela lorsqu’on ne fabrique plus qu’un seul avion de chasse par mois ?) et/ou condamnée à exporter environ deux-tiers de sa production. On connaît la suite : explosion des coûts unitaires, emploi direct des préséries avec leurs défauts, maintien en service de matériels anciens à l’entretien coûteux, incapacité à investir massivement dans autres choses que les programmes lancés dans les années 1980 (dans les drones ou les hélicoptères lourds par exemple). Au bilan, la seule armée de terre dispose en 2014 de deux fois moins d’hélicoptères et de quatre fois moins de chars que celle de 1991. Et encore, il ne s’agit là que d’ordres de bataille. Si on tient compte de la disponibilité des équipements, très supérieure en 1991, l’écart est encore plus important. La quantité est une qualité en soi et il n’est finalement pas évident que l’armée de terre de 2014, même entièrement professionnalisée et partiellement rééquipée, serait capable de vaincre celle de 1991, trois fois plus nombreuse. L’armée de terre de 2014 est simplement un peu plus projetable que celle de 1991 et encore cela cela est de moins en moins vrai. Le nombre de soldats projetables devrait en effet bientôt atteindre celui d’avant la professionnalisation complète.

Un deuxième aspect, toujours négligé par les comptables qui ont présidé à la révision générale des politiques publiques (RGPP), est qu’une organisation humaine est par définition vivante et les trois armées, qui comptent deux-tiers de personnel en CDD (contre 15 % pour l’ensemble de la fonction publique d’Etat, FPE) avec une moyenne d’âge de 31 ans (pour 41 dans l’ensemble de la FPE) et un mouvement annuel moyen d’environ 17 000 entrées pour 21 000 sorties est encore plus « vivante » que les autres ministères. De fait, les armées fonctionnent sur le volontariat. Que le métier des armes soit moins attractif et le volume des volontaires au recrutement diminue et donc aussi le taux de sélection puis la qualité moyenne des recrues. Peut-être pire encore, les rengagements sont également moins nombreux et la durée moyenne des services diminue et avec elle la somme des expériences et des compétences. Il y a donc un lien direct et beaucoup plus fort qu’ailleurs entre l’attractivité du métier et le capital humain.

Or, cette attractivité diminue depuis plusieurs années et en premier lieu par le seul fait des réformes. Dans un premier temps, on a tenté de préserver les unités de combat en « rationalisant » leur soutien, c’est-à-dire concrètement en le réduisant et en l’éloignant des forces. Le résultat a été une désorganisation, une rigidification et une plus grande fragilité. Les armées ne fonctionnent pas comme les autres ministères, elles doivent par définition faire face à des ennemis et à des situations imprévues avec de fortes amplitudes d’action, ce qui est de fait incompatibles avec un système bureaucratique « normal ». En créant les bases de défense et en réduisant les moyens des différentes fonctions de soutien on s’est rendu plus vulnérable à la surprise. L’engagement de l’opération Serval, qui ne concernait que quelques milliers d’hommes, s’est effectué dans un désordre nettement plus grand que ce qui aurait été le cas quelques années plus tôt. Il est fort à parier qu’un engagement plus important engendrerait la même pagaille que dans l’armée israélienne en juillet 2006 lorsqu’elle s’est engagée contre le Hezbollah ou que dans l’armée du Second Empire en 1870, deux armées ayant adopté le même type d’organisation du soutien. Pire, la première surprise grave est venue de l’intérieur, avec l’incapacité soudaine de l’institution à payer correctement ses propres membres. La gestion de ce seul « cygne noir » a semble-t-il suffit à dévorer les quelques gains espérés par la déflation des effectifs. A l'instar des grands managers réduisant le personnel de leur entreprise pour augmenter les profits des actionnaires (et leurs stocks options), nos hauts-fonctionnaires, dont on notera qu'ils sont payés par un système particulier et opaque, s'en sortent eux plutôt bien. Le principal réformateur de la fonction ressources humaines du ministère et grand promoteur du désastreux logiciel Louvois a même été élu manager public de l'année 2011.

Avec la mainmise croissante des technocrates (y compris en uniformes) sur les militaires au sein du ministère, la guérilla permanente de Bercy, le rognage permanent sur les conditions de vie et d’entraînement, la réglementation croissante et pénible, tout semble plus difficile à faire en garnison métropolitaine. La vraie respiration des soldats est en opérations extérieures où ils sont libérés de toutes ses contraintes et lourdeurs administratives (mais d’autres contraintes peuvent survenir si la mission n’est ni claire ni même possible).

Nous voici-donc entrés dans une spirale de démoralisation avec les coûts humains et financiers que cela comporte (augmentation des accidents, mauvaise gestion de matériels qui ne sont pas les siens, etc.). Dans une structure où un seul fantassin équipé dispose sur lui de quoi tuer des centaines de personnes, la dégradation de ce capital humain peut aussi avoir des conséquences tragiques et stratégiques. Cette implosion humaine se conjugue donc avec l’implosion matérielle, qu’elle nourrit par ailleurs. Dans un contexte général du « fort au faible », le point Omega de cette évolution n’est sans doute pas la capitulation sur un champ de bataille à l’extérieur face à un ennemi mais en métropole dans ce que certains qualifient déjà de « mai 1940 administratif » et qui consacrera la fin de la France en tant que puissance.

A moins d’accepter à court terme de nouvelles mauvaises surprises et à long terme l’extinction de notre outil militaire, celui-là même qui a protégé la France pendant des siècles, il est urgent, comme dans les années 1930, d’inverser les équations et de comprendre qu’un sauvetage de notre outil de défense n’est pas incompatible avec la rigueur budgétaire, voire même qu’au-delà de l’effort initial désormais indispensable, il peut contribuer à rétablir les finances publiques. Le 3e New deal (essentiellement militaire) de 1937, a sauvé l’économie américaine avant de contribuer à vaincre le totalitarisme nazi et japonais. La relance militaire du début des années 1980 a également jeté les bases des innovations dont profitent encore les entreprises américaines et la société entière tout en contribuant là-aussi à l’effondrement de l’URSS. L’effort de défense est aussi celui dont le « multiplicateur » économique, il est vrai toujours difficile à mesurer, est sans doute le plus efficace parmi tous les ministères car il influence directement à la fois notre industrie (dans des secteurs peu délocalisables) et l’emploi en constituant par ailleurs le meilleur système de formation professionnelle pour adultes.

Il est urgent d’honorer une fois pour toutes nos commandes industrielles et de remplacer de la sorte nos équipements les plus anciens. Cette dépense à court terme sera ainsi paradoxalement une source d’économies à long terme. Il est tout aussi urgent d’arrêter de « déconstruire » nos unités de combat et de reconstituer la cohérence et la plénitude des commandements, de retirer tous ces fils qui lient nos régiments-Gulliver, bref de rétablir toutes ces choses empiriques et non comptables qui font que les armées sont efficaces. Des soldats bien formés et heureux de servir restent encore la meilleure source d’économies autant que le principal instrument de puissance de la nation.

Il faut simplement pour cela refuser le déclin et l’abandon de souveraineté. Un soupçon de gaullisme devrait suffire. 

63 commentaires:

  1. Quoique civil je suis d'accord avec vous, et je préférerais de loin contribuer à financer des unités de soldats faisant (entre autres :-)) du footing à petite foulée en survêtement bleu plutôt que des emplois jeunes, même si c'est plus cher.

    Mais il me semble que c'est une erreur de s'en prendre à l'industrie de l'armement. C'est l'un des endroits où l'on peut encore financer via l'Etat des ingénieurs de pointe, qui nous sont nécessaires pour ne pas sombrer.

    Il me semble que les vraies marges de manoeuvres sont plutôt du côté des dépenses sociales, et en particulier des retraites : celles des soixante-huitards par exemple, qui ne savent même pas ce que c'est, la souveraineté.
    Et il se trouve qu'on dépense plus sur ce poste que les autres pays...

    Voyez cette note récente de Artus : il parle de couper dans la R&D et la santé, ce qu'il ne faisait pas avant. Tout ça ne sent pas bon...

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=75265

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    1. Le recours au "bouc émissaire" n'a jamais été une solution, sinon de facilité et qui n'apporte aucune solution durable. S'il y a des retraités qui vivent bien (mais il n'y a pas qu'eux), il y en a beaucoup qui ont de si maigres pensions de retraite que leur fin de vie est particulièrement difficile. Pensez que vous êtes un futur retraité.

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    2. Excellemment et courageusement exprimé, mon cher camarade, n'en déplaise à certains.
      Même si je comprends bien ce que tu exprimes dans ta conclusion, je me permets d'affirmer (et sans vouloir polémiquer plus loin car ce n'est pas le sujet du post) qu'être patriote et attaché à la souveraineté nationale n'implique pas forcément d'être soupçonné de gaullisme...
      Amitiés légioniales...

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    1. Jovien

      Vos allusions racistes et extrêmistes sont exaspérantes. Elles désservent la qualité de ce blog.

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  3. Bonjour,

    Je trouve en effet qu'un seuil minimum a été passé. Trop peu d'hommes projetables, trop peu de soutien en cas de surprise ou de pertes (la perte d'une section en embuscade peut toujours arriver demain!).

    D'autre part, nos militaires sont trop peu nombreux pour assurer une présence sur le territoire qui permet une reconnaissance en retour de la part des civils. Le moral en dépend aussi!

    Le principe de la pause stratégique est compréhensible mais elle devrait se faire sur la base de 10.000 hommes projetables avec une soutien (et appui?) renforcé et des matériels récents au taux de disponibilité moins contraignant.

    Des pistes existent pourtant : mieux utiliser notre réserve par exemple! Je suis réserviste, ai coûté cher à l'Etat. Sur une compagnie, seule l'équivalent d'une section a été engagé pour une mission vigipirate pendant 20 jours cette année : que d'argent perdu! Ce n'est pas suffisant pour redonner des marges à l'active en terme de disponibilité d'effectifs : à quand un engagement accru de ces forces très motivées?

    Pour finir sur une note plus gaie, je voudrais dire que j'ai 20 ans et que l'on trouve encore dans ma génération des jeunes attachés au patriotisme, à l'armée et la grandeur de la France sans voter FN pour autant : gardez donc espoir! l :)

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  4. " Quand les généraux n'ont pas d'idée, ils réclament des effectifs" je vois que cet axiome bien connu se pratique chez les colonels...même ceux qui écrivent (bien) et qui font œuvre d'historien , ce qui est pour le moins paradoxal !

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    1. l'armée travaille à flux tendu pour maintenir un minimum d'effectif sur les théâtres d'opérations. Imaginez simplement dans une société civile que l'on va amputer de plus d'un tiers de ses effectifs et pour ceux qui resteront, ils devront toujours faire le même travail. Faites juste cet effort de réflexion.
      Imaginez aussi que l'on ampute d'un tiers l'effectif des pompiers, des services hospitaliers, des services municipaux de chaque ville en France (en commençant par exemple par la voirie) et observez les résultats.

      Dans l'armée, nous sommes simplement tombés sous un seuil qui n'est plus cohérent par rapport à ce qui lui est demandé.

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    2. "quand les generaux n'ont pas d'idee, ils reclament des effectifs". Ah ben, supprimez les generaux et vous n'aurez plus de problemes ! fallait y penser !

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  5. Il constate juste notre réalité interne et la vase dans laquelle nous nous agitons.

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  6. Si encore cette politique d'économie sur le dos de la défense avait porté ses fruits et rétabli la situation financière du pays ! Même pas, car la France a continué à plonger. Ce n'est donc qu'une manière bien française de se détourner des vrais problèmes et de ne rechercher aucune solution véritable qui aboutirait à remettre en cause les (petites bien souvent) situations acquises.

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  7. Bravo pour ce post courageux mon Colonel. Tout est résumé dans sa conclusion : il s’agit bel et bien d’un abandon de souveraineté.
    Cependant une question se pose. Si cet abandon est irréfutable, au profit de qui a-t-il lieux ? Certainement pas à celui d’une UE qui n’existe ni politiquement, ni diplomatiquement, ni encore moins militairement (les États-Unis, la Chine ou la Russie ne voient en l’UE qu’un vaste marché où il est plutôt facile de jouer les états les uns contre les autres).
    En tant que « pseudo-expert-auto-proclamé » (une expression de la Novlangue pour remplacer la plus ancienne - mais moins raffinée - Ferme-ta-G…), je pense que nous sommes plutôt dans un « mai 1940 POLITIQUE ». Vous l’avez écrit vous-même : notre pays (ainsi que tout l’ouest du continent) n’a jamais était aussi riche, tant humainement, qu’économiquement.
    Alors procédons rationnellement et sachons dissiper le brouillard de guerre (car s’en est une et nous sommes en train de la perdre):
    1 : où va l’argent ?
    2 : qui sont nos véritables ennemis et où se trouvent-ils ?

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  9. Plutôt que de sans cesse rogner sur tout (et finalement de manquer des quelques milliers d’hommes requis pour pacifier Bangui), ou bien d’augmenter les dépenses militaires, ne peut-on envisager de concentrer l’armée sur sa mission essentielle : au Moyen-Orient et en Afrique, être en mesure d’opérer des opérations de pacification et d’assurer l’approvisionnement en pétrole ?
    Tout le reste, secondaire, pouvant être ou supprimé, ou réduit, ou maintenu sans être modernisé (quitte à effectuer des réactivations un jour si besoin s’en fait sentir) ?
    Ceci couplé avec une réduction, concertée avec nos alliés, de la variété des équipements militaires produits afin de réduire la pratique consistant à faire acheter par l’armée des matériels pour maintenir en vie l’outil de défense.
    Pour prendre un exemple, si la France ne disposait pas actuellement de SNLE, il semble peu probable qu’elle éprouverait la nécessité d’en construire. Alors est-il vraiment nécessaire de conserver la capacité d’en construire ?

    Sinon, comment exiger que la France augmente ses dépenses, qui sont déjà proportionnellement plus élevées que celles de tous les pays européens de l’Otan (Royaume-Uni et Grèce exceptés) ?
    En accusant ces pays d’être décadents, suicidaires, y compris la Pologne, pourtant si proche géographiquement de la Russie ? Peu plausible…
    En excipant d’un rôle singulier, spécial, de la France, qui requerrait d’elle un effort tout à fait particulier ?

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    1. Ah bah oui, fallait y penser! D'ailleurs, les fantassins se projeteront a pied sur leurs theatres d'operations, comme mise en jambe.

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    2. Pour pacifier Bangui, il faudrait visiblement 20000 hommes. Je ne sais plus où j'ai pu lire un tel nombre.
      Ce nombre est en dehors de notre contrat opérationnel qui est de 15000 hommes.

      Pour vos réactivations, il me semblait que le livre blanc de 1994 parlait déjà sur ce point mais au cas où un conflit de haute intensité venait à poindre à l'horizon. Aujourd'hui nous en sommes où ? Nous serions largement incapable de faire face à un conflit de moyenne intensité type guerre des Malouines.

      Toujours dans le jeu des comparaisons, lors de l'opération Prométhée entre 1987 et 1988, la Marine Nationale a engagé pendant un an un groupe aéronavale et 15 bâtiments de guerre dont la moitié étaient des frégates ou équivalentes. Face à une menace pouvant ressurgir entre un Irak qui se cherche une cause pour s'unifier et un Iran qui est la puissance en devenir du Golfe Persique, le Chatt el Arab pourrait de nouveau devenir la pomme de discorde entre les deux pays et finir de nouveau sur un conflit meurtrier, nous obligeant au final à nous engager sérieusement. Mais le pourrions nous avec nos moyen si chichement compter grâce à tous nos anciens chefs des armées et les différentes politiques mise en oeuvre. pour désarmer.

      Mais ne vous inquiétez pas, cela n'arrivera jamais, nous avons des chefs des armées clairvoyant depuis 2007........

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  10. Tout à fait d'accord avec vous sur la détérioration de notre instrument militaire mal défendu par les grands chefs.Ceux-ci devraient enfin dire:''Là on ne peut plus'' et proposer une esquisse de solution:''Sommes nous utiles dans Vigipirate?''

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  11. Qu'on fait ou dit pendant tout ce temps les beaux officiers généraux en charge de l'institution. En avez-vous entendu beaucoup monter au créneau pour dire que tout cela (LPM) nous menait droit dans le mur. Aucun n'a eu ce courage alors maintenant que les forces armées sont réduites à leur plus simple expression, dégraissons aussi ces chefs soumis et surtout plus technocrates que militaires.

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    1. Commencons donc par autoriser les militaires a s'engager dans la vie politique. Ils sont les seuls, avec les criminels ayant subi des peines lourdes (crimes, etc) a y etre interdits. Pas etonnant qu'ils ne "montent pas au creneau"

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    2. Oui, des haut gradés ont protesté haut et fort (cf divers blogs défense, par exemple, celui de l'Association de Soutien à l'Armée Française), mais leurs protestations n'ont pas été relayées par les grands media (parce qu'ils n'en ont rien à cirer) et les décideurs ne les ont pas écoutés. La plupart des politiques n'ont que faire des problèmes des armées. La même chose pour la plupart des citoyens lambda. Ils acclament nos soldats au défilé du 14 juillet, mais à part ça, ils pensent que la Défense, ça ne sert qu'à dépenser de l'argent inutilement, et que les soldats, c'est des méchants qui font joujou avec des armes, qui vont à la guerre et tirent sur des gens pour le fun (voire les commentaires des lecteurs sur les sites internet des organes de presse, par exemple, mais il suffit d'aborder le sujet autour de soi parfois...).

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  12. Réflexion juste et incontestable mais qui, comme souvent, tourne à vide ou tire à blanc faute d'attaquer l'os de l'abandon programmé de notre souveraineté et cet os est d'intrinsèque raison politique. L'appel au ressaut gaulliste est salutaire mais il n'est que fantasme. La question qu'il faut se poser c'est : comment avons-nous pu aboutir à cette autodestruction de notre outil militaire, à cet abandon de souveraineté, qui n'est que le miroir de l'abandon de souveraineté général qui a été instruit et exécuté par notre élite politique ? En somme comment avons-nous pu féconder et donner le pouvoir à une élite politique - UMP et PS - confondus aussi traître aux principes fondamentaux de l'identité - et il faut entendre cette identité dans toutes ses dimensions : stratégique, culturelle, ethnique - française ? La réponse est dans le processus politique qui a conduit à criminaliser l'héritage de l'Etat-nation et à nier notre oeuvre ancestrale.La leçon qu'il faut en tirer est simple : comment nous débarrasser de ceux qui ont trahi. Les pistes sont nombreuses : entre un illusoire coup d'Etat, une tout aussi illusoire sortie de crise par les urnes (le Front National est actuellement ce qui se rapproche le plus du soupçon de gaullisme que vous appelez de vos voeux) ou alors l'appel au pire, à l'anarchie et à la révolution. Une chose est en tous les cas clair : notre survie passe par la destruction et la purge de ceux qui nous détruisent.

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  13. À l’occasion du référendum visant à ratifier le traité de Maastricht, le Président Mitterrand avait dit, « l’État-nation, c’est la guerre » et « l’UE est à l’origine de la paix » sur notre continent. Deux erreurs qui persistent encore de nos jours dans les esprits : la guerre existait dans le monde féodal ou dans les différents empires bien avant l’apparition de l’État-nation et concernant l’UE, c’est la paix qui est à son origine et non l’inverse.
    L’armée est le socle ultime d’une nation, elle seule peut assurer en dernier recours son existence. Détruire l’une, c’est détruire l’autre. Je ne suis pourtant pas militariste (j’ai même un léger problème avec l’autorité), mais je perçois la destruction de notre outil militaire pour ce qu’elle est : une agression délibérée et calculée contre notre liberté.

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  14. Bonjour ,je ne vois pas en quoi un soupçon de gaullisme arrangerait les choses car il est toujours bien présent dans les programmes, il me semble.Car le seul grand apport de celui ci est notre ex triade nucléaire derrière laquelle nous nous préservons (ou pensons nous préserver ) depuis l'après guerre ,et ce sont ces programmes et leur modernisation qui ont la priorité et une très faible remis en cause . D'ailleurs prendre l'exemple de 1991 est un peu maladroit ,avec une armée de terre difficilement mobilisable avec des moyens insuffisants et une armée de l'air incapable de faire des raids dans le nord de l' Irak ,des moyens qui étaient également insuffisant ( matériellement et humainement) face à la menace soviétique des années 80 .Bref je trouve que notre politique de défense n’évolue guère et qu'une fois de plus elle ne sait pas trop ou elle va ,mais rien de nouveau sous le soleil !!
    PS : autant 1600h pour Sangaris parait fort peu ,mais dire qu'il en faudrait entre 5 et 10000 , pourquoi pas 50 aussi ;on a un peu la dent dur contre cette opération ,mais quand on voit ce qui est accompli c'est déjà pas mal pour 1600h , les forces de 1991 elles ont fait mieux en Yougoslavie est en 1994 au Rwanda ?

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  15. Après avoir débuté votre article par l'évocation de vos dernières naïvetés, le terminer par "Un soupçon de gaullisme devrait suffire" montre à quel point vous resterez à jamais, à l'instar de vos confrères, incapable de comprendre et de savoir.

    Finalement, il y en a peut-être eu un, de militaire français, qui avait su comprendre : Jean Bastien-Thiry.

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    1. Naïveté ?
      Accuser les militaires d'être incapable de comprendre ? Mais allez y expliquez nous, éclairez nos lanternes plutôt que de lancer des formules aussi lapidaires.

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  16. Mon colonel, vous lancez là un cris d'alarme salutaire. il est à craindre qu'il reste sans réponse. nos politiques, tout comme nombre de lecteurs de votre blog n'ignorent rien de cette déliquescence de notre outil militaire, dont vous savez sans détour nous exposer les causes et conséquences. Mais voila, notre "élite" dirigeante n'y croit pas, après tout nos politiciens font de la politique, ils combattent pour le pouvoir suivant un schémas ancestral qui peut se résumer en deux temps conquête puis conservation. Notre monde "occidental" étant en paix depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'enjeu que représente la défense et les forces armées et de moins en moins pertinent dans l'arène politique. Traduit concrètement cela signifie qu'il existe un consensus que l'on peut décrire ainsi. La paix règne en Europe, nous n'avons pas d'ennemis à nos frontières et n'en aurons pas avant longtemps. La dissuasion nucléaire , assumée ou acceptée du bout des lèvres, nous préservera des menaces lointaines, et de toute façons nous sommes avec les USA,(à noter que Sarkozy nous a remis dans l'OTAN et qu'Hollande en rajoute, donc, plus notre outil militaire décline plus nos politiciens aiment les USA). Cette vision du Monde que nous nommerons "il n'y a pas de menace" est vulgarisée par la sphère "Mediatico-artistique" et, par le sommet de la hiérarchie militaire. De fait, depuis 1990, réforme après réforme nos politiciens de quelque bord qu'ils soient ont toujours trouvé des généraux pour non seulement justifier mais encore légitimer leurs réformes et y faire adhérer l'Armée.nos politiciens sont mauvais stratèges, mais, la nature humaine, ça ils connaissent. après tout c'est leur "métier".
    Et nos généraux? ce qui est sur, c'est qu'entre l'avenir de nos forces Armées et leur carrière, ils ont choisi! et le résultat de ce choix nous le vivons aujourd'hui avant que de le subir demain.

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    1. Votre contribution va dans le même sens que l'article de notre hôte et que celle de la plupart des intervenants.

      Je le trouve particulièrement explicite et c'est donc elle que je contesterai...

      Imaginons que, à la chute du mur de Berlin, la France ait quasiment supprimé son armée. Aurait-elle été attaquée ? Non.
      Elle n'aurait pas pu participer à la guerre pour la libération du Koweït, utile pour sécuriser nos approvisionnements en pétrole ? Les Etats-Unis auraient chassé Saddam Hussein du Koweït sans nous.
      Et maintenant, qui nous menace directement ? Personne.
      Et personne ne peut nous menacer indirectement sans que les E.-U. n'interviennent.
      En d'autres termes, il faut maintenir une armée française maintenant, parce qu'on en aura peut-être besoin dans des décennies et qu'on n'improvise pas complètement des soldats, encore moins des généraux.
      Et parce qu'il n'y a pas lieu de laisser aux E.-U. seuls le fardeau (et de se comporter comme le Mexique ou le Costa-Rica, et non comme le Canada).
      Et parce qu'il y a des tâches en Afrique que même les Etats-Unis sont plus réticents que nous à accomplir.

      Mais le point de vue que vous dénoncez est fondamentalement juste : nous ne sommes pas menacés, et les Etats-Unis sont là (et il y a une sorte de partage des tâches entre Occidentaux : ils combattent, nous les regardons, en applaudissant et en les aidant un peu (les atlantistes), ou en les critiquant (en France les gaullistes et l'extrême-gauche, ailleurs, à peu près personne).

      Mais, puisque vous ne pensez pas comme cela, exposez-nous la menace majeure qui pèse sur nous et contre laquelle les E.-U. ne nous défendraient pas...
      Et exposez-nous les raisons qui font que dans le monde développé entier - hors Etats-Unis - du Japon jusqu'à la Pologne - on ne pense pas comme vous, et on limite les dépenses militaires à 1% ou 2% du Pib...

      Si vous nous exposez cela, vous convaincrez que ce n'est pas simplement par un attachement - respectable - à l'institution militaire que vous souhaitez augmenter considérablement l'effort militaire déjà considérable de la France.

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    2. "l'effort militaire déjà considérable de la France."

      Je suis militaire, tous les jours, cet effort considérable que vous dites, je ne le vois pas.
      Vous devriez vous insérer dans ce milieu pendant quelques mois. Après revenez en parler.
      A partir de ce moment là, vous pourrez parler d'un sujet que vous commencerez à connaître.

      Par ailleurs, vous n'avez pas idée des conséquences sociales de Louvois. Si ce calculateur de solde (ou de salaire) avait été imposé dans un autre ministère comme l'éducation nationale, tous les professeurs auraient été dans la rue à manifester.

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    3. Par ailleurs si vous ne vous sentez pas menacer, c'est peut être grâce à l'armée que vous décriez tant.

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    4. Réponse à Jovien,par anonyme du 25/02 à 12H20.

      Je ne suis ni dieu ni devin. L'histoire récente de l'humanité, celle des trois derniers millénaires, nous apprend entre autre une chose. La menace vient toujours d'ou on ne l'attend pas. l'Armée prend alors tout son sens. Elle est une assurance!
      Elle est le moyen par lequel un groupe humain, une société, se prémuni contre l'adversité. Une autre évidence. Les groupes humains qui, se sont fourvoyés, ont mal évalué la menace ou n'ont pas su la définir. Ont disparu, été vaincu, ou, ont du combattre longtemps et consentir des pertes énormes pour rétablir la situation.En France, depuis bientôt 30 ans nos politiques ont choisis de sacrifier les budgets de la défense nationale à leurs ambitions électorales.
      La question à laquelle il nous faut répondre est. Quelle armée pour un pays de 60 millions d'habitants, possédant le deuxième domaine maritime au monde et prétendant "droits de l'homme" oblige si ce n'est intervenir, exprimer fortement une opinion dans chaque conflit qui secoue notre planète. Ou plus simplement, quelle Armée pour notre Politique étrangère?
      A l'évidence pas celle qui est la notre. Lorsque l'on se confronte à des puissances, il faut pouvoir répondre.
      Face à l'Asie il faut une marine solide. La nouvelle Calédonie et la Polynésie française, voire notre position en antarctique ne pourront être conservées sans cela.
      Dans les Antilles et en Guyane nous devons imposer le respect à des voisin dont la croissance économique et démographique permet toutes les audaces.
      en Europe, Le réveil de la Russie et son projet impérial doivent être contenu.
      Cette liste est non exhaustive.
      Nous devons donc avoir une Armée capable d'affronter et de défaire une autre force de premier rang, et ce, partout dans le monde.
      nous en somme loin! notre Armée actuelle est un faire valoir pour Président de la République en manque de reconnaissance.Et il semble que là soit sa seule ambition.
      Le problème est STRATEGIQUE. qu'est la France, quel est son avenir, ou va t'elle?
      Ces réponses ne sont pas dans le programme du parti socialiste. Elles sont en nous, dans notre histoire, dans notre vision de l'avenir. c' est un projet qui doit "guider" la Nation vers un futur où elle aura toute sa place.
      Or, là, depuis le Gaullisme. RIEN!




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    5. A jovien, il existe au moins un cas d'un pays qui a fait le choix de renoncer à son armée, au milieu d'une zone géographique explosive. A partir de la suppression de sa force armée, ce pays a vu des étrangers arriver et se battre sur son propre sol. La population civile a souffert de longues années.
      Ce pays est en Méditerranée, à 5 jours de navigation de Toulon. C'est le Liban.
      A méditer. Et comme le dit fort justement Anonyme (25/02 12h20 et 26/02 14h13). La Russie se réveille petit à petit.
      Vous ne l'avez peut être pas vu mais ces derniers mois, une mittel europa de la défense est en train de naître pour contrer la résurgence de la Russie, à l'initiative de Berlin. Angela serait elle plus clairvoyante que nos propres dirigeants ?

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    6. Sans vouloir absolument avoir le dernier mot, ni prétendre avoir raison ni être bien informé des choses militaires, et en ayant conscience que le thème abordé est douloureux pour nombre des intervenants, je réponds à certains des arguments de ceux qui m'ont répondu...

      @Anonyme a écrit :
      - "Je suis militaire, tous les jours, cet effort considérable que vous dites, je ne le vois pas".
      Je voulais dire effort considérable par rapport à celui consenti par les autres pays européens et par le Japon.

      - "Par ailleurs, vous n'avez pas idée des conséquences sociales de Louvois. Si ce calculateur de solde (ou de salaire) avait été imposé dans un autre ministère comme l'éducation nationale, tous les professeurs auraient été dans la rue à manifester."
      Je voulais dire précisément que ces économies sur tout semblent être intolérables, et qu'il paraît dès lors naturel de réduire les missions de l'armée pour avoir de l'argent en quantité normale.

      @Anonyme a écrit : "Par ailleurs si vous ne vous sentez pas menacé, c'est peut-être grâce à l'armée que vous décriez tant".
      Si je peux me permettre, il ne me semble pas que j'ai décrié l'armée ni ses personnels en quoi que ce soit.

      @Anonyme a écrit
      - "Dans les Antilles et en Guyane nous devons imposer le respect à des voisins dont la croissance économique et démographique permet toutes les audaces".
      Je me demande qui voudrait conquérir la Martinique et la Guadeloupe... Par ailleurs, je suis personnellement favorable à l'indépendance de ces deux îles, pour des raisons, je dirais, d'égoïsme national : elles coûtent cher, elles ne rapporteront jamais rien, et je pense pas que leurs habitants nous aiment. Cela dit, je suppose que mon point de vue est minoritaire dans l'opinion...
      La Guyane, je reconnais que c'est un argument (encore que je voie mal le Brésil nous attaquer, et que, de toutes façon, je suppose qu'il nous accorderait facilement une concession pour Kourou).
      La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie, la Terre Adélie, à la fois je ne les vois pas tellement menacées de conquête, et je ne crois pas que nous y tenions beaucoup.

      - "Le réveil de la Russie et son projet impérial doivent être contenu."
      Certes, mais il y a l'Otan entier pour cela...

      @Anonyme a écrit :
      "il existe au moins un cas d'un pays qui a fait le choix de renoncer à son armée [...] C'est le Liban."
      A ma connaissance, le Liban n'a pas renoncé à son armée : elle a été paralysée par sa diversité confessionnelle.
      Il n'y a pas, en France, l'équivalent des milices palestiniennes. Et nous n'avons pas de voisin immédiat très puissant et extrêmement agressif, comme la Syrie.
      Cet exemple me semble donc particulièrement peu pertinent.

      Enfin, @RB a écrit : "Comment ferons-nous face, si des changements climatiques radicaux entraînent des pays entiers sur le chemin de l’exil, ou si notre système financier implose sous le poids de ses déséquilibres ?"
      Quand l'armée algérienne ou marocaine (ou congolaise...) sera capable de menacer de conquérir la France pour permettre à sa population de s'y déverser, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts, et alors nous n'aurons qu'à augmenter nos dépenses militaires. En six ans, l'Allemagne est passé d'une armée modèle réduit à l'armée formidable de 1940. Ce n'est pas parce qu'un jour nous pouvons avoir besoin d'une puissante armée que nous devons avoir maintenant cette puissante armée.
      Si notre système financier implose, ce n'est pas à coup de canons que nous rétablirons la situation... Si cette implosion entraîne autant de chômage en Italie, en Espagne, en Allemagne ou au R.-U. qu'il y en avait dans l'Allemagne de 1933, cela ne rendra pas ces pays agressifs envers nous.

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    7. A jovien

      le Liban avait renoncé à son armée dans les années 1970. Les problèmes sont ensuite apparus

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    8. @jovien
      Où étaient les USA en 1939 ? et en 1940 ?
      Voilá pour la fiabilité des USA
      Qui croyait en 1936 que l'Allemagne s'engagerait dans un conflit continental (puis mondial) ? D'où la décision de limiter les forces armées francaises pour permettre la parité avec l'Allemagne. Qui croyait en 1938 que l'Allemagne s'engagerait dans un conflit continental (puis mondial) ? D'où les accords de Munich. La suite, on la connaît. Si ce n'est pas votre cas, commencez donc par faire un tour sur wikipedia.

      L'embêtant avec les trolls comme jovien, c'est que justement, ce sont des trolls et non des êtres réfléchis. Et ils sont nombreux.

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    9. J'aimerais bien savoir quel salut les gens cherchent dans l'alliance avec les USA. Toute personne disposant d'un minimum de culture historique a sagement appris à l'école que l'Italie s'est orientée vers le fascisme et l'alliance avec l'Allemagne car elle s'était sentie trahie par la France, la GB (et les USA) lors des traités de paix de la 1gm, à raison. En effet, les deux grandes puissances ont méprisé leurs - petits- alliés dans le règlement du conflit (revendications territoriales notamment). Que pourrait il nous attendre d'autre si nous nous inféodons aux USA que des mêmes humiliations malgré les sacrifices (l'Italie souffra aussi de centaines de milliers de morts militaires) ?

      Il n'y a rien à espérer d'une alliance militaire avec les USA où nous ne serions pas sur un pied d'égalité.

      Il faut manifester pour réclamer une réforme de l'armée dont la première mesure serait d'atteindre 600 000 soldats. Pour 60 millions de francais, ce n'est pas trop, surtout vue l'étendue du territoire d'outre-mer.

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  17. Nous autres êtres humains avons sans doute un problème avec le temps long. Nous imaginons trop souvent que le ‘progrès’ suit une marge irrésistible et que ses acquis ne sauraient être sérieusement et durablement remis en question.
    Et pourtant…
    Enfant, mon imaginaire fut façonné par le programme spatial Apollo et je voyais alors volontiers le 21ème siècle avec ses voitures volantes et ses robots marchant dans les rues. La possibilité que notre société se décompose en une multitude de groupes aux intérêts contradictoires, un monde ou l’intérêt commun est soumis aux intérêts privés, vidant ainsi de son sens l’action politique, bref un monde qui glisse de l’État-nation à une nouvelle féodalité globalisée, ce monde là n’était tout simplement pas envisageable.
    Alors si nous avons autant de difficultés à penser le devenir de notre propre société dans un futur proche, comment penser précisément celui de l’Algérie ou de l’Ukraine par exemple ? Comment être certain, que les États-Unis eux-mêmes, tiraillés comme toutes les sociétés par de gigantesques tensions internes et externes, ne connaîtrons pas des bouleversements semblables à ceux que subit l’ex-URSS ?
    Comment ferons-nous face, si des changements climatiques radicaux entraînent des pays entiers sur le chemin de l’exil, ou si notre système financier implose sous le poids de ses déséquilibres ? Je pense que nous devons au contraire garder à l’esprit, et la grande fragilité sociale, économique et politique de nos sociétés, et notre confondante capacité à nous faire surprendre par ce qui ne devrait plus nous surprendre : les changements brutaux et imprévisibles.
    Le Monde n’a pas changé, il est toujours dangereux et imprévisible. À chaque époque d’une manière différente. Comptons sur notre propre force et seulement ensuite, faisons en sorte de compter sur celle des autres.

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    1. Ma petite réponse : Espérance de vie moyenne en 1956: 60 ans.5. De nos jours, plus de 79 ans !

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    2. Puisque nous parlons de chiffres et de statistiques…
      http://www.oxfam.org/fr/policy/finir-inegalites-extremes

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  18. Juste une petit exemple les "très" expérimentés qui quittent le service actif ne passent plus le relais retour expérience aux recrues car tout simplement il n'y en a plus mais le commandement qui n'est pas complètement stupide sait très bien qu'en cas de coup dure cela risque d'être catastrophique alors les biens penseurs leurs demandent de rédiger tout simplement par écrit leurs acquis d'expériences, comme m'expliquait mon fils un tireur longue distance devant relater par écrit comment toucher à + de 1800 m une cible mouvante c'est à ce pisser de rire où à en pleurer à vous de choisir !.....

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  19. Houlà je viens de terminer 32 messages ; spfffff ! Bon les gars, le Colon à raison "nous sommes dans la bouse" contrairement à ce que pense notre ami Jovien. Notre micro-armée finira un jour avec panache dans un chaudron, un coin perdu de la planète, et aucun « riquain » ne viendra.... trop occupé à défendre le Japon et la Corée du sud, contre un raz-de-marée de Chinoiserie, sans oublié la braise active dans tout le moyen orient (les Pakis) . Quant à nous, l'Europe viendra nous supplier d'envoyer nos volontaires pour défendre les petits budgets de la défense, face un Ours grincheux et sans remord !!!
    La surprise stratégique est partout est très proche, les prévisibles : Ukraine, Biélorussie, Algérie etc.…. la plus inquiétante reste l’Algérie si cela part en sucette, toute le Maghreb et le proche orient sont déstabilisés, les Américains auront bien trop de problème à régler pour penser à nous aider….. nous risquons d’avoir un Djihad puissance 10.
    Donc je promulgue la loi d’urgence suivante :
    Nous devons obligatoirement avoir 10 000 soldats par tranche d’ 1 MILLION D’HABITANT soit 630 000 hommes :
    Armée de Terre active : 250 000 H (une partie encadre et instruit les réserves)
    Armée de l’Air active : 70 000 H
    Marine active : 80 000 H
    Réserve opérationnel : 230 000 H
    Réserve territorial : tout le reste 
    La sécurité publique : Police – Gendarmerie – douane - instruites et armées
    Chaque brigade d’active de 3600 hommes à 6 GTIA, autonomes logistiquement, et en armements
    Mobilise 1 GTIA en 1h00 3 GTIA en 6h00 et la brigade en 24h
    Et bien sûr cela n’est rien pour un pays comme le nôtre, nous avons le choix être une meute ou un troupe un de mouton.
    Citoyen on ne peut plus dire « aux armes » ils n’y en a plus !!!

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    1. Ces discussions sont intéressantes, mais dans la pratique malheureusement, elles ne changent pas grand-chose : "ils" ont décidé de réduire nos forces armées à la portion congrue (au bénéfice de leur électorat), d'user les hommes (et leurs familles) jusqu'à la corde...Les media s'en fichent, les citoyens s'en fichent, alors pourquoi se priveraient-"ils", surtout qu'idéologiquement, ça va dans "leur" sens...

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  20. Si les militaires avaient des couilles (pardonnez moi l'expression), ils ne se seraient pas laissés amputer leurs moyens sans justifications depuis 20ans.

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    1. et coomment auraient ils du réagir ? par un putsch ? faut vraiment avoir un grain pour écrire ca sans réfléchir plus loin. 400 000, puis 250 000 , militaires non syndiqués ne peuvent pas avoir la même visibilité médiatique que 2 millions d'enseignants et affiliés disposant du droit de grève et sans aucun devoir de rendre des comptes devant les parents et les élèves.

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    2. "Si les militaires avaient des couilles"

      les militaires ayant été déployés en Afghanistan apprécieront.
      Ils me semblent par ailleurs que le statut général du militaire (qui est un texte de loi) les empêchent justement de réagir sur les décisions de nos politiques.

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    3. Juste pour aller dans le sens des deux réponses précédentes. Dans une démocratie, l'honneur des militaires, c'est d'être au service de leur pays et d'obéir aux ordres du chef des armées, quelques soient les difficultés de la tâche. Si les militaires se mettaient à crier haut et fort leur désaccord, ceux qui dénoncent leur manque de réaction aujourd'hui seraient les premiers à crier à la dictature militaire. L'honneur du chef des armées (élu par les citoyens qui sont donc quand même en partie responsables...mais c'est plus facile pour les citoyens en question d'ignorer cet aspect là de la question) serait de veiller à ce que les militaires puissent accomplir leurs missions dans les meilleures conditions possibles et c'est là que le bât blesse.

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  21. Ce que j'aimerais demander à l'auteur de ce blog, c'est :" à quoi sert ce billet ? " (et par extension, à quoi sert ce blog). Après avoir listé les lacunes de la défense nationale, constaté la déshérance de l'armée, vous écrivez simplement: "il faut refuser le déclin et l'abandon de souveraineté". Bon très bien. Alors, c'est écrit: je le refuse. Et maintenant ?
    Ah, un soupcon de gaullisme devrait suffire. Très bien, alors j'écris: "je le refuse et je veux bien lire les mémoires de De Gaulle". Voilà pour le soupcon de gaullisme. Et maintenant ?

    Désolé, monsieur Goya, mais ca sent la guimauve et la soupe aux lentilles mal assaisonnée votre billet. Aucune proposition. Si tous les militaires ont argumenté ainsi avec les personnalités politiques lors des débats budgétaires, cela n'est pas étonnant que l'armée ait perdu la grosse partie de sa consistance. Mais je donne aux militaires le bénéfice du doute et je tends plutôt à croire, comme je l'ai écrit plus haut, qu'ils n'ont simplement la visibilité médiatique, et donc politique, pour faire entendre leur voix. Pas de syndicat, interdiction de l'engagement politique, faible nombre en comparaison d'autres ministères comme l'éducation nationale ou la santé.

    Ca aiderait de se poser les bonnes questions, c'est à dire des questions chiffrées (mes réponses personelles entre parenthèses pour faire avancer le débat)
    1) combien de soldats? 600 000 en active plus 200 000 réservistes)
    2) combien de généraux et autres officiers (lieutenants, capitaines, etc) ? 1 pour 10 soldats.
    3) quelles bases ouvrir ou réouvrir ? celles qu'on avait fin 1990
    4) quelles bases fermer ? celles ailleurs que dans l'ex-empire
    5) quelles armes privilégier ? celles qui ont été mises à partie lors des précedentes interventions des 20 dernières années, soit l'infanterie lègère d'abord, l'aéronavale ensuite, le cyber au même niveau, l'air ensuite notamment les drônes, la gendarmerie enfin.
    6) où lancer des programmes d'armement ? les équipements lourds pour la guerre électronique: serveurs et routeurs, brouilleurs, bombes électromagnétiques, drônes terrestres , navals et aériens, les BPC pouvant servir de centres de commandement en projection
    7) comment relier la nation à son armée ? proposer un service militaire volontaire, soutenir l'industrie du cinéma pour faire des films de guerre, autoriser les militaires à faire de la politique, renforcer le service historique des armées, arrêter de nous bassiner avec De Gaulle (il n'a pas inventé l'eau chaude et il n'a pas libéré la France à lui tout seul), faire plus de pub sur les actions humanitaires de la Défense (aides lors des tremblements de terre, etc) et donc soutenir l'industrie du cinéma pour ca.
    8) quelle place donner à la Défense dans les enjeux politiques ? se décider une fois pour toutes sur quelle forme la Défense européenne doit elle prendre et... le faire.
    9) comment faire valoir son point de vue devant des pacifistes convaincus ? renforcer l'enseignement de l'histoire et le rôle du politique dans la victoire comme dans la défaite (histoire qu'on arrête de faire croire que l'armée a perdu toutes les guerres et les socialistes ont gagné les autres), relier l'armée à la nation (voire plus haut), organiser des concours de poker.
    10) Comment faire cesser la soumission aux américains ? améliorer la visibilité médiatique
    11) comment améliorer la visibilité médiatique? cesser de se plaindre sur son blog et répéter mes propositions à la télé, à la radio, sur les blogs des autres, à l'amicale de breakdance du coin, aux réunions politiques. :-)

    Cordialement

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    1. Moi personnellement comme pékin moyen ! J’ai une ou des réponses pour chaque question, je vous propose de me sponsoriser comme humble dictateur, pour un développement durable de nos armées et de notre petite France
      sur 10 ans.
      Pourquoi ce blog et les messages qu’il contient ? A quoi pensez-vous ?, « à rien » « faire avancer le chimilichimili » bon résumons-nous en 1 cela défoule, en 2 nous sommes potentiellement 40 ! Soit une section d’assaut, pour un putsch sauvage et ainsi rétablir une République pur et dur.
      En fait sérieusement nous travaillons pour la postérité ! Une France écrasée, humiliée, martyrisée après une terrible surprise stratégique, une invasion destructrice de nos valeurs, un exode massif de la population vers le « chnord » (pour changer) nous traitons avec l’ennemie et signons un armistice ou nous cédons la Provence Alpes Côte d’azur, et le Languedoc Roussillon (on sans tire bien d’après les hommes politiques du moment » et vous autres anonymes vous devenez célèbres…
      « Citoyen vous l’aviez dit »
      Centre Psycho de Marseille.

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  22. Mon Colonel , merci pour votre blog

    Je ne suis cependant pas d'accord avec votre appel à "un soupçon de gaullisme".
    D'abord parce que comme l'intéressé l'avait lui même prédit nous devons faire face non pas à un manque mais un trop plein de successeurs (cf. le nombre de stratèges en robe de chambre dans les messages précédents!)
    Ensuite parce que, de l'Indochine à l'Algérie, de la Syrie à la Centrafrique nous subissons encore les conséquences des décisions du grand Grand Homme.
    Indochine : une guerre imbécile largement déclenchée par l'homme lige (d'Argenlieu ) nommé par DG puis attisée par son parti (RPF) pour empécher de passer la main aux seuls qui auraient pu la gagner : les EU en formant une armée vietnamienne à partir de1950 ; les vietnamiens anticommunistes n'étaient pas plus cons que les coréens et pas plus corrompus que que les communistes d'hier et d'aujourd'hui. Sans parler du soutien criminel à Sihanouk en 1965, qui a ouvert le Cambodge à l'apocalypse via les "pistes Ho Chi Minh".
    Algérie : DG a saboté tous les efforts de la 4ème République pour négocier, puis intensifié la guerre pendant 4 ans (au minimum des dizaines de milliers de morts et de torturés supplémentaires, des milliers de français "disparus", des dizaines de milliers d'algériens profrançais massacrés) tout ça pour pouvoir tester nos bombinettes et autres gaz de combat dans le Sahara et permettre à notre agent Bouteflika de se faire soigner gratos dans notre hôpital militaire.
    Syrie : nos bons gaullistes se réjouissent de voir les "alaouites" (invention ethnographique française) casser du sunnite dans la Ghouta de Damas, comme en 1945.
    Centrafrique : DG a livré cette terre, qu'il croyait proche du Zambèze, à l'abbé défroqué "Boganda la chicotte", et ces populations aux descendants des bandes esclavagistes du Soudan du 19 ème siècle et à leurs collaborateurs indigènes.
    Bref pas vraiment de quoi se vanter.
    Mon Colonel, je serais preneur d'une analyse. Nos récentes guerres (Lybie, Mali, Centrafrique...) manifestement inspirées par l'Etat major des armées à des présidents dépourvus de toute vision stratégique, ont-elles pour but de sauver l'armée de terre française du désastre budgétaire en démontrant l'utilité de la reine des batailles ? Visent-elles à régler les comptes de 50 ans de virées postalgériennes (contre Khadafi et consorts) avant la dissolution de la dernière section après la dernière levée de corps aux Invalides ? Préfigurent-elles un retour généralisé au système Louvois pour payer le guerrier sur la bête (("ils ont traversé le Rhin... et pillé le Palatinat...") ?
    Dans ce cas autant envahir la Suisse aux ordres du vicomte Montebourg pour sanctionner la scélérate votation helvète (mais avons nous encore un SMNLE dans le lac Léman pour faire face à leur équipe de biathlon?)

    Cordialement
    Eric Svahn

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  23. L'armée Française y a pas plus légaliste et donc elle s'est fait toujours tondre sans rien dire mais le plus cynique encore on l'a envoyé dans la plus part des cas vers une mort dans l'honneur mais hélas le plus souvent avec aussi une guerre perdue à la clé.

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  24. Après la situation ENI et AMI, on arrive à votre intention: "Je veux refuser le déclin et l’abandon de souveraineté". On attend la suite: "A cet effet, je veux ......" Où sont les modalités d' exécution? Le livre blanc (LB) vient de les fixer pour vous. Un LB issu du fameux consensus mou cher à nos politiques. Le LB face au problème du Mali, de la Centrafrique, de l'Ukraine ??? Ce sont là les vrais problèmes du monde et non ceux traités par le LB: pas de vagues, faisons un petite (encore une) petite réduction homotétique qui satisfasse le monde industriel et les CEM. Résultat bien résumé en 2 pages par Vincent Desportes dans DSI n° 101 : "2013: fin des rêves militaires"

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  25. Merci de régler votre horloge. Il est 17:12 et non 08:12

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  26. Mon colonel, la critique est aisée... Et, si peu souffrir rend niais, trop rend aigre...
    Je fais partie des technocrates RH en uniforme qui ont participé à la RGPP et que vous semblez dénoncer. Je défends les intérêts de nos armées. Je me heurte parfois à des supérieurs qui sont pétris de certitudes et qui partent avec leurs étoiles et leurs décorations convaincre Bercy, pensant que leur CV sur leur uniforme est une légitimité suffisante; avec une telle stratégie d'influence, ils reviennent souvent bredouilles. Vous avez ironisé par le passé sur les experts autoproclamés, terme dont on vous aurait affublé... êtes-vous un expert en RH? A part critiquer les décideurs, officiers généraux, (ou les St Cyriens..), vanter une arme, une subdivision, que faisiez-vous quand vous étiez assistant du CEMA? Avez-vous simplement participé ou subi (voire "collaboré" pour reprendre l'expression d'un CEM de l'époque) ces réformes que nous critiquons tous aujourd'hui? Alors de grâce, ne tirez-pas trop vite sur les technocrates en uniforme. Certains parmi eux se battent pour améliorer à petits pas la condition militaire. A cause d'officiers trop supérieurs qui écrivent vite, avec un avis, ces technocrates accompagnés de leurs chefs pleins de certitudes se heurtent à des experts en civil qui les regardent, d'un air goguenard.
    Et on a aussi des civils qui nous défendent et qui se demandent où sont tous ces militaires qui râlent mais qui ne se battent pas pour tenir les postes d'influence qui leur permettraient de défendre davantage notre institution. On comprend bien qu'ils préfèrent râler mais si possible en Province et partir en OPEX.
    Ne croyez-vous pas que les technocrates RH se soient battus contre le manager public de l'année 2011? Je lis beaucoup d'avis et de commentaires sur votre Blog. C'est bien le problème : en RH tout le monde a un avis et écrit une lettre au Père Noël. Et si vous défendiez un peu aussi ces technocrates? Aujourd'hui, des militaires et civils bataillent pour corriger les erreurs de Louvois. Et si vous leur envoyiez un message positif?
    Et si vous alliez demander votre mutation au cabinet du ministre pour participer à la guerre que nous menons chaque jour pendant que vous prenez le temps d'écrire des livres dont vous faites la promotion? Ce n'est pas possible? Hé bien aidez-nous à souligner ce qui est positif. Des contrôleurs, des commissaires, des civils, des technocrates RH en uniforme argumentent chaque jour face à un tempo ministériel où le ministre est parfois amené à décider en 5 mn. Vous le savez bien. Vous étiez avec nous! Que lisons-nous dans votre Blog et dans les commentaires? Beaucoup de certitudes et beaucoup de mépris. Venez donc tous vous faire muter à Paris, vous paupériser (vous y êtes déjà mon colonel, mais tout le monde n'est pas colonel) dans la capitale et bosser pour freiner les décisions d'autres ministères. Et on est conscient de l'importance de l'OPEX pour la condition du militaire, encore que...
    C'est mon dernier point : on confond souvent "militaire" et "terrien", "terrien" et "fantassin". C'est assez agaçant. Comme si certains détenaient davantage de "militarité" que d'autres. C'est à cause de ce genre de travers que ces terriens fantassins ne sont ni lus, ni écoutés, à l'extérieur et même à l'intérieur.
    Tous nos écrits, le mien compris participent au sourire du civil extérieur qui nous voit nous déchirer et qui compte les points. Dans nos bureaux, vous savez, on est loin mais alors très loin du soupçon de gaullisme. On essaie seulement de défendre l'armée de nos besoins (certainement mal définis) et pas celle de nos envies (ça c'est ce que croient nos détracteurs civils grâce aux avis sur les RH).

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    1. Si quelqu'un a l'adresse mail du camarade Poutine, il faut absolument lui transmettre cette réponse !

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    2. Un techno qui a du répondant, bravo ! (je le suis à moitié avec l’Age) Mais revenons à nos moutons ! Il nous faut des troupes, (nous pouvons faire combien de GTIA avec les technocrates ?) après la guerre symétrique totale, après la guerre asymétrique banale, voici la guerre dissymétrique globale, massive, et chaotique. Pour supporter l’altération, Il nous faudrait un truc ? Il n’y a pas un technocrate qui pourrait nous faire une institution genre « institut pour la justice » un truc comme « institut pour une défense populaire et Européenne », avec des actions mobilisatrices et de Lobis « pétition » « grève de la faim d’un générale » Mes moutons vous valez mieux que cela courages !
      Citoyen aux larmes ? ! « Non pas la camisole »

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    3. Les questions de coût économique sont complètement ignorés par trop de "pur militaires". Je l'ai vécu dans la Marine, j'imagine que cela fait aussi des ravages dans d'autres armes. Au lieu d'acheter et de renouveler des matériels robustes et peu coûteux à opérer, centrés sur les usages d'aujourd'hui et non sur la perpétuation d'une tradition héritée d'un passée lointain, on se retrouve avec des éléphants blancs qui assèchent les budgets et des pièces de musée qui coûtent rapidement en entretien et en mise en œuvre bien plus que le coût d'achat de matériels de remplacement d'entrée de gamme.

      Juste un exemple concret: les frégates de surveillance qui ont été construites "selon des normes civiles" ont été dénigrées par de nombreux marins qui jugeaient que c'était des ersatz de frégate qui ne tiendraient pas le choc dans un conflit de haute intensité. Or ces matériels sont plus fiables que les grosses frégates de la Marine, très efficaces dans les missions d'aujourd'hui de la Marine (ex : surveillance des zones de souveraineté, lutte contre la piraterie, support aux populations insulaires isolées), moins chers à acheter et à opérer (équipage plus réduit)... et PLUS OPERANTS EN MISSION que les bâtiments classiques comparables (les avisos) grâce à leur plate-forme hélico et leur plus grande autonomie.

      Je ne dit pas que ne doit pas disposer aussi de matériel high-tech taillé pour des conflits de forte intensité. Mais le problème du nombre peut/doit aussi se résoudre par un renouvellement de la doctrine en termes d'équipement pour équiper les forces qui doivent tenir le terrain. Beaucoup de militaires ont à titre personnel un Dacia Duster dans leur garage mais continuent de pousser (consciemment ou pas) pour que l'on achète de complexes modèle haut de gamme toutes options pas pratiques dans la vie militaire réelle. Par défaut, faute de budget, on reste sur un inventaire qui n'est plus adapté au format d'une armée professionnelle compacte dans laquelle on n'a pas des appelés à la pelle à occuper.

      Bref, vive les technos, surtout si ils savent renouveler la réflexion militaire et challenger les traditions en termes d'équipement :-)

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    4. bonjour,

      je voudrais juste rebondir sur votre réflexion sur les frégates de surveillance. A l'origine, elles ont été conçues pour opérer en outre mer et agir dans le spectre très bas du niveaux d'intensité d'un conflit. Elles sont très bien adaptées pour les missions comme le contrôle des pêches, la lutte anti piraterie. Hors, aujourd'hui elles ont tendances à être considérées à pouvoir être utilisée dans des missions autre que celles dont elles ont été prévues au départ et cela est du justement à la basse de nos moyens plus classique "pour faire la guerre". Tot ou tard, elles seront employées dans des missions dont elles n'ont pas été prévu au départ et quand on emploie des navires construit selon des normes civiles, au combat cela se passe toujours mal. Pour vous en convaincre, il suffit de se souvenir des avisos coloniaux construit avant 1939 et dont 3 d'entre eux seront détruit au combat.

      Par contre, il vaut mieux construire des navires de guerre robuste, fiable avec une juste suffisance technologique. Nous aurions ainsi des navires bien équipés et non pas sous armées comme le sont les FREMMs (et là c'est une honte car nous trouvons les moyens de payer 8 frégates pour le prix de 17.............).

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  27. L'armée doit résoudre une équation délicate : assurer la sécurité du pays avec des moyens financiers et en effectifs en constante diminution. De facto, il faudra donc se poser la question des limites géographiques des interventions ainsi que des moyens qui devront y être affectés. Comme il est impossible de répondre militairement à des menaces tout azimut et en constante évolution, il faudra bien à un moment donné de se poser la question : comment y arriver sans faire exploser les budgets et éviter d'envoyer à l'abattoir des militaires sous-équipés ou en nombre insuffisant.
    De mon point de vue seule une vision européenne de la souveraineté et des limites géographiques d'interventions permettront de résoudre cette équation.
    Chaque pays européens ayant d'abord la priorité de défendre son espace national. Tout le reste, y compris les Opex devront passer par un filtre européen. C'est le seul moyen d'éviter des opérations de type Centrafricaine où la demi-mesure opérationnelle et l'intervention unilatérale n'ont rien donné de positif.
    Une Europe puissance qui pourra également répondre aux USA qui préparent un mouvement stratégique vers l'Asie et qui laisseront aux mains des européens volontaires faire le sale boulot en Afrique et au Moyen-Orient, eux se chargeant de négocier en sous-main et de rafler, au final, les contrats juteux.

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    1. Bien d’accord, cela pourrait être un minimum, L’UE a créé les Battlegroupes de 1500 hommes, type brigade légère, ou demi-brigade. Il doit y en avoir 19 de prêts sur le papier dont deux prêts à être déployés sous un bref délai. Ou sont-Ils ? Pour être réactif ces Battlegroupes devraient avoir une dominance nationale pour une intervention rapide sous la responsabilité du pays concerné. Comme les USA ont organisés leurs grands commandements sur la planète, l’Europe plus modestement organiserait une sphère de responsabilité géostratégique par pays ou groupe de pays de l’UE, avec des critères divers, culture, langue, histoire, ressource, accord etc.……..
      Exemple : un Battlegroupe = 3 Groupements - 1 de commandement et de soutien, 1 Grp infanterie légère, 1 Grp infanterie blindés. Organiser un Battlegroupe par tranche de 30 millions d’habitant ? cela donnerait 16 Battlegroupes si deux Btlg le deuxième est lourd
      Allemagne 2 , Autriche Allemagne Croatie Hongrie Slovène 1, , Belgique Hollande Irlande 1, Danemark Balte Finlande Suède Allemagne 1 , Espagne 1, France 2 +,Bulgarie Grèce Chypre Slovaque 1, Italie 2, Pologne 1, Portugal Espagne France 1 , Tchèque Roumain 1, Royaume Unie 2
      En fait nous n’avons qu’un Battleblog

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    2. @patf : D'accord, mais à quel niveau decide t on d'enovyer des troupes a tel endroit ? Et qui définit la mission, à quel niveau ?
      @Skenireud: Quels critères espérez vous définir ? Le morcellement de l'Europe en très petits états est précisemment le résultat de divergences culturelles, linguisitiques, économiques qui ont rendu la cohabitation entre les populations de ces états impossible.
      Faisons un peu d'histoire à l'envers. L'empire austro-hongrois donnait justement aux peuples de cet empire une force internationale. De même pour le pacte de Varsovie. De même pour la Yougoslavie. On a supprimé tout ca au nom du droit à l'auto-détermination des peuples, de la démocratisation et de quelques autres excuses moins avouables. C'est une équation irrésoluble que vous proposez. Ou bien l'UE acquiert encore plus de pouvoir politique pour pouvoir décider seule de l'envoi de troupes, ou bien, on forme des mini-unions au sein de l'UE et l'UE perd de sa consistance. Mais en l'état, de tels petits groupements n'ont aucune chance d'aboutir car leur emploi engagerait malgré tout toute l'UE donc toute l'UE voudra avoir son mot à dire. Seule une opération comme Atalante contre les pirates peut réussir parce que les pirates somaliens n'ont aucune valeur politique et gênent tout le monde.

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    3. Attention oodbae mes développements ne sont pas forcément lucides ! plus de l’ordre du phantasme provoc mais possible ..
      En fait la réflexion est plus aboutis, mais fédérales, et paf un phantasme de plus, je suis con mais j'aime ça !
      « 1ier loi votée par le nouveau parlement fédérale : les ROMS & les populations nomades en générales deviennent les 1ier citoyens Européens, ils élisent leurs députés ».

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    4. @Skcnireud: En bref, vous racontez délibérement des âneries et vous en êtes fier. Au moins, je suis prévenu.

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