mercredi 9 août 2017

Le piège de l'opération Sentinelle

Publié le 2 février 2017

22 ans de présence militaire dans les rues
1 milliard d'euros
23 millions de journées de travail
0 combats anti-terroristes autres qu'en autodéfense

L’opération Sentinelle n’augmente pas la sécurité des Français, elle la réduit. On peut raisonnablement estimer en effet que le milliard d'euros qui a été dépensé (150 millions en moyenne pour chaque année Sentinelle et environ 30 par année Vigipirate) pour engager des militaires dans les rues de France depuis 1986 aurait été bien plus efficace investi ailleurs, au profit du renseignement intérieur par exemple. On peut penser également que les 23 millions de journées d’engagement de nos soldats, soit plus que l’engagement en Afghanistan, auraient été plus utiles autrement, à l’entraînement par exemple ou sur d’autres théâtres d’opérations, où par ailleurs il aurait été infiniment plus probable de combattre des combattants ennemis. En justifiant l’arrêt de suppressions d’effectifs qui était en train d’étrangler silencieusement notre armée, l’opération Sentinelle a certes sauvé un temps notre capital humain militaire mais au prix d’une autre forme d’affaiblissement, plus lente, plus diffuse mais tout aussi réelle par réduction de la formation et l’usure des soldats.

Engagée au milieu des populations, une force armée est soumise au principe de « qualité totale ». Quand un homme porte sur lui de quoi tuer des dizaines de personnes, son comportement doit être exemplaire, totalement exemplaire même, puisque la moindre erreur peut avoir des conséquences terribles. Mais comme les soldats sont humains, la probabilité de cette erreur n’est jamais nulle et elle devient même non négligeable lorsqu’on la multiplie par plusieurs milliers. Statistiquement, il est impossible sur la longue durée d’empêcher les maladresses de manipulation ou les mauvaises réactions aux 5 agressions quotidiennes, verbales et parfois physiques, contre les soldats de Sentinelle en Ile de France qu’évoque Elie Tenenbaum dans son étude, La Sentinelle égarée. Statistiquement, on ne peut pas éviter aussi les vols d’armes, comme les deux Famas (et munitions) dérobés le 2 février, à une patrouille qui revenait dans sa garnison d’origine. Placées entre des mains malfaisantes, ces deux armes peuvent, à elles seules, être à l’occasion de dégâts très supérieurs à tous les effets positifs que l’on aurait pu attendre de Sentinelle. En résumé, nos soldats sont bien formés et dans l’immense majorité des cas, ils se comporteront remarquablement. Il suffit cependant d’une seule défaillance pour provoquer une catastrophe, et avec la dégradation de notre capital humain la probabilité de cette défaillance s’accroît forcément.

Ajoutons, ce qui n’est jamais évoqué, que si pour les passants, tous les soldats de Sentinelle se ressemblent, il existe en réalité de très grandes différences de compétences entre eux. Le combat est chose complexe et bien plus psychologiquement que techniquement. Si tous nos soldats sont bien formés à l’usage des armes individuelles, au moins les fusils d’assaut, il y a forcément un décalage important entre une jeune recrue d'une spécialité de soutien et un fantassin vétéran. Dès lors qu’il s’agit d’aller au-delà de la simple autodéfense face à un individu isolé, entre un groupe de combat ad hoc de mécaniciens ou de transmetteurs et un groupe de combat organique et expérimenté d’infanterie, ce décalage est encore plus flagrant. Mener des combats rapprochés urbains au milieu des populations constitue le cœur de métier d’une section d’infanterie mais pas forcément celui des autres. Tous nos soldats peuvent constituer d’excellents et très coûteux vigiles, une minorité d’entre eux peuvent constituer des unités d’intervention (mais ils ne sont pas utilisés comme tels puisque dispersés).

Si on examine maintenant le bilan réel de l’engagement de militaires sur le territoire métropolitain depuis octobre 1995, date à partir de laquelle la présence militaire a été permanente, on constate que strictement aucun attentat, de quelque origine qu’il soit, n’a jamais pu être empêché par cette même présence. Peut-être que certains ont été dissuadés par elle mais on ne dispose, à ma connaissance, d’aucun témoignage dans ce sens en plus de vingt ans. Les seuls terroristes que les soldats ont finalement neutralisés en vingt-deux ans sont ceux qui les ont attaqués, comme à Nice le 3 février 2015, à Valence le 1er janvier 2016 et donc le 3 février dernier à Paris, au Carrousel du Louvres (face, respectivement, aux artilleurs des 54e et 93e régiments et aux hommes du 1er Régiment de chasseurs parachutistes). On saluera, le professionnalisme dont ont fait preuve nos soldats à chaque fois, n’hésitant pas à accepter des risques supplémentaires et maîtrisant parfaitement l’emploi de leurs armes pour éviter de blesser des innocents, mais on remarquera aussi l'incohérence dans laquelle on les a placés.

On notera d’abord, détail technique mais qui peut avoir son importance, combien la munition utilisée, la 5,56 à faible capacité d’arrêt et capable de rebondir sur les murs est délicate d’emploi dans ce contexte. Au Louvre, il aura fallu tirer plusieurs fois à bout portant pour arrêter l’agresseur, ce qui aurait pu avoir des conséquences graves, sur le soldat attaqué lui-même qui aurait pu être frappé à nouveau, et sur l’environnement, chaque coup tiré accroissant la probabilité de toucher aussi un camarade ou un civil (le seul cas à ce jour est une blessure par ricochet de balle 5,56 mm). Cette faiblesse de la munition est connue depuis des dizaines d’années, il faudrait probablement combiner l'emploi de Famas avec d'autres armes à plus forte puissance d'arrêt. Comme l’équipement de combat rapproché n’a jamais été une priorité stratégique en France, le problème demeure. 

On notera aussi bien sûr et surtout, que dans les trois cas cités, les soldats ont été surpris par l’attaque et qu’ils l’ont emporté grâce à leur sang-froid et armement très supérieur à celui des agresseurs. Ceci est un point clé : celui qui veut attaquer des soldats, parfaitement visibles alors que lui-même est anonyme, aura quasiment toujours l’initiative. Le remplacement des postes fixes, en « pots de fleurs », par des patrouilles mobiles a un peu réduit cette faiblesse mais comme il est de toute façon interdit aux militaires d’interpeller et contrôler qui que ce soit, celui qui veut attaquer des militaires en trouvera toujours et pourra dans la quasi-totalité des cas agir le premier. Pour peu qu’il dispose, non pas d’un couteau ou d’une machette, mais d’armes à feux et la parade devient beaucoup plus difficile. On peut toujours compter sur sa maladresse mais comme l’agresseur ne cherche pas forcément à fuir et à échapper à la riposte, il lui est possible de s’approcher plus près de sa cible et accroître ainsi sa probabilité de coup de but.

L’opération Sentinelle est en réalité soumise à une contradiction. Une patrouille de soldats est la preuve visible que le gouvernement (mais aussi du coup aussi les élus locaux) « fait quelque chose » mais que ce quelque chose soit efficace est une autre question. De fait, on l'a vu, ce n’est pas efficace pour arrêter les attentats, et il n’est même pas sûr que cela ait l'effet anxiolytique tant vanté (il se peut même que cela ait aussi l'effet inverse). Pour être tactiquement un peu plus efficace dans une mission de protection de la population française, il faudrait en réalité que les soldats soient discrets et aient la capacité d’interpeller et contrôler, qu’ils soient en fait des policiers en civil. Les soldats ne sont pas des policiers et il ne faut évidemment pas qu'ils le soient. Quel est alors l’intérêt de les mettre dans les rues ? 

On pourra arguer, et cela a été le cas après l’attaque du Louvre, qu’ils ont fait barrage à une attaque de civils, en oubliant que si quelqu’un veut attaquer des groupes de civils hors de présence de soldats, il n’a que l’embarras du choix. Les soldats du 1er RCP au Carrousel du Louvre ont, très probablement, été attaqués parce qu’ils étaient là et que s’ils ne l’avaient pas été, c’est une autre patrouille qui aurait été attaquée et non des civils dans le cadre de ce que les agresseurs islamistes considèrent comme un affrontement entre combattants. Comme pour les policiers attaqués à la Goutte d’or en janvier 2016 ou le double-meurtre de juin 2016 à Magnanville, il s’agit aussi de s’en prendre aux forces de sécurité de l’Etat, parce que justement ce sont des représentants de l'Etat mais aussi sans doute parce qu'il apparaît plus honorable de mourir en les combattant que de tuer des civils.

On pourra considérer, argument ultime mais en réalité très hypothétique, que ces hommes et ces femmes servent de « paratonnerres » et qu’il vaut mieux que ce soit eux, préparés et armés, qui servent de cibles plutôt que des civils impuissants. Certains vont quand même plus loin, en faisant de nos soldats des « pièges » à djihadistes, un peu de la même façon que l’on créait des bases dans le Haut-Tonkin pour attirer une armée Viet-Minh insaisissable autrement. Dans ce cas, il faut constater que le bilan comptable de Sentinelle est quand même plutôt maigre. Il serait infiniment plus élevé si on employait nos soldats comme des soldats c’est-à-dire en les lançant directement sur l’ennemi au lieu de les utiliser simplement comme cibles. Surtout, pour reprendre l'exemple indochinois où les choses se sont plutôt mal terminées, ce genre de stratégie est, employée seule, forcément destinée à échouer. Lorsque nos ennemis réussiront à tuer un puis plusieurs soldats de Sentinelle, après les avoir été attaqués uniquement parce qu’ils étaient soldats, pérorera-t-on encore que cela prouve justement l’efficacité et l’intérêt de l’opération ? Il est hélas probable que oui, l’inverse étant un aveu d’une mauvaise décision. On commencera même sans doute à appliquer le principe des coûts irrécupérables (il faut continuer les effort parce qu'il ne faut pas que les efforts précédents l'aient été pour rien). Mais il est tout aussi probable que s'il ne se passe rien cela soit également mis au crédit de Sentinelle (le fameux effet dissuasif face à des gens qui sont prêts à mourir) et de ceux qui l'ont décidé. Quand on aboutit toujours aux mêmes conclusions sur un phénomène quand des événements contraires surviennent, c'est très probablement que ce phénomène n'a en réalité aucun effet sur les événements.

Encore une fois, si on fait le choix d'augmenter la densité de protection de la population, c'est-à-dire concrètement avoir une masse critique d'hommes et de femmes armés au milieu des gens, ce n'est pas l’engagement de quelques milliers de soldats très visibles qui changera grand chose mais un accroissement de la qualité mais aussi de la quantité horaire de présence policière ainsi que, et peut-être surtout, de l'élargissement de l'autorisation de port d'armes à toute la population légitime et compétente pour en faire un usage efficace. Les soldats, et particulièrement les unités d'infanterie, seront sans doute bien utiles en unité d'intervention. Il y avait auparavant une section en « disponibilité opérationnelle » prête à intervenir immédiatement jour et nuit, pourquoi ne pas réactiver ce système ainsi que des postes de commandement en alerte ? Il n'y a pas (encore) dans l'armée de syndicats pour trouver cela intolérable et cela sera sans doute plus utile que Sentinelle.

Sentinelle est effectivement un piège mais pour nous, un forme d’anxiolytique placebo dont on ne peut se passer.  Sauf un improbable courage intellectuel et politique de l’exécutif en place, il faudra probablement attendre un gouvernement avec un peu de hauteur et une vraie vision stratégique avant d’en sortir. 

68 commentaires:

  1. Merci colonel.
    Une petite question : la 5.56 OTAN, c'est bien cela ? vous la décrivez comme très inadapté au contexte Sentinelle (faible pouvoir d'arrêt, rebond)
    Est-ce également un reproche général quelque soit le terrain d'opérations ? Je suis civil, trop jeune pour avoir eu la possibilité de faire un service, et donc, je ne saisis pas très bien les subtilités des différences de munitions
    Cordialement

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    1. Entre le calibre 7,62 OTAN, très puissant mais difficile d'emploi (fort recul de l'arme, faible quantité de munitions transportables) et le 5,56 aux qualités et défauts inverses, un consensus semble s'établir pour le calibre intermédiaire 6,5 mm mais il est évidemment de changer d'un coup toutes les armes. Tout cela n'est qu'un aspect secondaire dans l'opération Sentinelle. On peut compenser les défauts de l'emploi du Famas en le combinant à d'autres armes à forte puissance d'arrêt.
      En savoir plus sur http://lavoiedelepee.blogspot.com/2017/02/le-piege-de-loperation-sentinelle.html#LGFuzKM8aRU1lF7z.99

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    2. Mon colonel et vous le savez fort bien, toutes les armées occidentales basculèrent du 7,62 Otan au 5,56 dans les années 70/80 cela car les conflits et guerres prévisibles étaient d'une autre nature : combats avant tout en "campagne", secondairement urbains mais alors assez semblables aux premiers. Ce choix avait sa logique dans ce contexte, mais vous avez parfaitement raison il n'est plus adapté aux combats urbains actuels (groupes terroristes d'une grande mobilité) d'ou la nécessité de compléter nos armes en 5,56 par un calibre intermédiaires.

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    3. Merci de votre précision sur les calibres.
      Oui, évidemment, c'était complètement annexe au sujet.
      J'ai personnellement la conviction que l'opération doit être à minima drastiquement revue, voire carrément supprimée, mais le souci est politique.
      Quand on revoit la réaction post Nice, alors que Hollande devait RAPPELER (et non annoncer) que l'état d'urgence allait se terminer bientôt (en effet, c'était un des arguments de prolongation, fin de l'EU après l'Euro et le Tour de France pour assurer la sécurité des deux évènements).... Quel politique aura le courage de revenir sur l'état d'urgence ou Sentinelle ?
      Proposer de revenir dessus, c'est risquer un tollé général

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    4. Bonjour à toutes et tous.

      Je suis né trop tard pour le service militaire et je n'ai pas servi dans l'AdT (veuillez pardonner mon manque de connaissance profonde de la chose militaire),
      mais je me pose une question à propos du calibre des armes principales.

      Lors de la 2nde GM, les armes d'épaule - exceptés les PM - étaient toutes chambrées dans des calibres entre 7,5 et 8 mm (exception faite des Italiens et des Japonais).

      Pourtant, ce conflit ne manque pas de combats à distance "rapprochée" (en zone urbaine ou en forêt), et les combattants ne manquaient pas d'emporter une quantité appréciable de munitions.

      S'ils étaient capables d'emporter, disons, 200 coups (voire bien plus), pourquoi ne pourrait-on faire de même aujourd'hui ? Un homme ou une femme d'armes en 2017 n'est pas physiquement plus faible que dans les années 1930-1940, n'est-ce pas ?

      Merci de bien vouloir éclairer ma lanterne sur ce point.

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    5. Le fusil d'assaut est né de la constatation que l'immense majorité des pertes par armes d'infanterie survenait entre 50 et 300 m. Il n'était pas nécessaire dans ce cas d'utiliser des munitions capables de frapper très au delà et on pouvait se contenter d'utiliser des munitions moins puissantes avec le double avantage de pouvoir les tirer aussi en rafale et de pouvoir en porter plus. Depuis 1944, ce principe est admis par tous mais navigue entre calibres et quantité de poudre sans trouver encore le dosage idéal.

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    6. Je pense qu'un fusil d’assaut utilisant la munition de .300 AAC Blackout, couramment appelée, .300 AAC ou .300 BLK serait un calibre intéressant pour ce genre d'intervention, les projectiles de 300 BLK d’un poids de 220 grains ont une excellente conservation de vitesse, donc d’énergie, ils arrivent plus vite en cible que des projectiles plus légers, de plus en raison de leur forte densité de section avec une vitesse à la bouche comprise entre 300 et 320 mètres par secondes, ils ont une capacité de perforation et une précision remarquable même au delà de 300 mètres.

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    7. Un bon SPAS 12 ou SPAS 15 en calibre 12 mm, serait plus opérant. Déjà la portée maximale est plus réduite et l'effet joule est plus important ou puissance d'arrêt. En revanche, il faut reconnaitre que c'est plus incapacitant pour la raclure qui se prend un 12 mm en pleine tronche, pour l'identification on peut repasser!!!Mais vu qu'on veut des morts propres, c'est mieux pour la TV ....

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    8. 12mm ? je pense qu'il y a une erreur dans l'unité employée.

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    9. 12 mm ? Je pense qu'il y a une erreur d'unité.

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    10. erreur d'unité bien sûr il s'agit de 12 gauge soit une cartouche d'environ 2cm de diamètre ,le problème n'est pas le calibre mais la faculté a mettre "dedans"là "ou il faut" ,un policier en banlieue cerné par des loubards avec son arme de service sous stress et pour se dégager, n' a mis au but qu'une fois sur8!!!!les américains avaient résolu le problème avec le colt 1911 a1 en 11,43mm pour puissance d'arret , de toutes manières un chargeur suffit pour une arme de back up puisque ça se passe les yeux dans les yeux ,il reste l'arme longue réglementaire pour les distances supérieures a 15 mètres et le 308 fait le job.Pour le reste , remarquable article montrant qu'un marteau pilon est inadapté pour écraser une puce .Comment font les Israëliens dans leurs villes ?

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    11. 12 gauge suite:"Le calibre 12 est la plus courante des munitions employées dans les fusils de chasse.

      Le nombre 12 correspond au nombre de sphères, de même diamètre que l'âme du canon, que l'on peut faire avec une livre anglaise de plomb. Cette masse variait selon la région et parfois l'époque, mais était d'environ 453,6 grammes" cela étant une cartouche chevrotines a de 9 a 12 balles plomb de 9 mm en principe,la dispersion sans choke pour du 12/70 est de l'ordre d'une assiette a 15 mètres et donc ne dispense pas de la visée ,le mythe de l'arrosage de la porte de grange a encore la vie dure,les militaires en treillis sont des cibles parfaites en ville ,ils ne peuvent agir et il faut être un crétin de base pour croire qu'avec leur seul courage ils préviendront les attentats,ils n'ont même pas eu le temps de la riposte sur le dernier fait en date

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    12. La question du calibre/munitions est assez secondaire.
      Le but du 5.56 était d'augmenter la capacité d'emport au même poids, de limiter le recul de l'arme en rafale par rapport aux FA en 7.62 et, enfin, de charcuter plutôt que de tuer (un blessé est plus contraignant qu'un mort).
      En l'occurrence pour lutter contre les attentats, le 7.62 n'est aps forcément plus indiqué du fait qu'il risque de traverser la cible ou les obstacles, touchant éventuellement des passants.
      Plusieurs éléments doivent être considérés.
      1/ Comme le Colonel Goya le soulignait a propos des attentats du 07/01/15, le manque d'armes adaptés et d'entraînement face à des terroristes armés d'armes de guerre entraîne une infériorité non seulement matérielle, mais aussi psychologique. En ce sens, l'emploi d'une arme automatique est préférable, peu importe globalement le calibre ou même la nature (les PM Beretta peuvent faire l'affaire pour les gardiens de la paix)
      2/ En antipersonnel, les PMs pourraient retrouver ici leur lettres de noblesse. Mais force est de constater que les groupes d'intervention ont opté pour des FAs modèle courts (G36K notamment) et même pour la bonne vieille MG3 des familles en appui (1200 cpm maxi, ça calme!) suite à l'affaire du gang de Roubaix. Mais on parle là de troupes entraînées quotidiennement et de circonstances très particulières avec des lieux souvent reconnus auparavant (quoique, à St-Denis...)
      3/ En anti-véhicules, le débat à notamment fait rage après l'attentat de Nice. La seule option réellement efficace reste les obstacles en béton, mais on ne peut condamner tous les accès. Un fusil de précision (super le gars en faction à longueur de journée!) ou une MG Minimi ou AA52 font le taf sans réel problèmes... à condition de toucher personne autour!

      Perso, l'élément qui m'interpelle le plus dans cette histoire est l'absence (?) de personnel en faction devant le lieu de résidence ou la sécurisation par barrière de son environnement.
      Les troupes de Sentinelle deviennent des cibles... qui doivent protéger des bâtiments. Mais leur propre lieu de résidence ne semblent pas être protégés outre mesure!!!
      Après l'opération anxiolytique, Sentinelle devient une opération "paratonnerre" . Les forces de l'ordre deviennent les cibles, épargnant d'autant la visée des civils!

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  2. Bonjour,
    Clair, et malheureusement accablant.....

    Quant à "l'élargissement de l'autorisation de port d'armes à toute la population légitime et compétente pour en faire un usage efficace", c'est difficilement imaginable alors que sous l'impulsion de Mr Cazeneuve le parlement européen va statuer sur une nouvelle réglementation encore plus restrictive des armes à feu (qui n'impactera QUE les propriétaires légitimes) dans le but officiel de lutter contre le terrorisme! C'est bien connu, les bandits et les terroristes ainsi que les filières d'approvisionnement clandestines sont toujours les premiers à souffrir de la réduction de la capacité des chargeurs de 20 a 10 coups pour les FSA et d'autres restrictions imbéciles....

    http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/20170126IPR59901/actualiser-la-l%C3%A9gislation-europ%C3%A9enne-sur-les-armes-pour-combler-les-lacunes

    http://www.armes-ufa.com/spip.php?article1968

    Je ne suis pas du tout un adepte du port d'armes pour tous, mais les états ne sont plus en mesure de protéger leurs citoyens et leurs refusent en même temps le droit de le faire, puisque à terme, même la possession d'une arme de catégorie D2 sera bientôt interdite (Chassepot etc..)

    Quoi qu'il en soit, merci pour vos écrits d'une rare intelligence, c'est à la fois rafraichissant et effrayant.

    Bien cordialement.
    Zorg.

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    1. Confier des armes à des gens formés et "fiabilisés" parce qu'ex-militaires/policiers/réservistes ou autres formules n'est pas la même chose que libéraliser le port d'armes. Parce que libéraliser le port, c'est surtout faciliter l'acquisition d'un outil à tuer pour ceux qui veulent tuer... Pas trop envie d'avoir un second amendement et les statistiques de mort de balles qui vont avec...

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    2. @Kouak,
      Je suis civil et grâce à des formations civiles (mais avec des militaires, en Suisse), je suis mieux formé que 80% des forces de polices (dixit des instructeurs police).
      Former quelqu'un au tir de défense à l'arme de poing, en partant des méthodes NTTC, c'est 3 jours de formation, soit 24h, en gros la même chose que pour la partie pratique du permis de conduire. Sanctionné par examen théorique et pratique, couplé à une enquête de moralité et un examen médical, ce n'est nullement faciliter "l'acquisition d'un outil à tuer pour ceux qui veulent tuer".
      Et puisque vous aimez les statistiques, je vous invite à aller consulter celle du FBI qui montrent, au grand désespoir des anti-armes, que les porteurs d'un CCW (permis de port d'arme civil) sont drastiquement moins criminogènes que le reste de la population, et font moins de dégâts annexes que les forces de l'ordre. Il ne faut pas confondre port d'arme civil et vente libre.

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    3. Bonjour,

      Effectivement, nous avons malheureusement déploré le manque d'armes de combat rapproché en Afghanistan lors de l'embuscade du 8 ème RPIMA. Depuis rien n'a changé. Toujours pas d'armes adaptées.
      Pour "Sentinelle", le risque de ricochets existe fortement et l'on doit à nos militaires la maitrise parfaite d'une arme inadaptée comme le famas dans ce contexte pour avoir éviter les fameux ricochets sur les murs et les sols en pierre du Louvre ou pour n'avoir pas fait de dommage co-latéral à l'aéroport l'autre jour, devant le restaurant.
      Des armes de poing ou d'épaule à munitions à haut pouvoir d'arrêt existent (pointes creuses et légères, THV, etc...voir GIGN ce sont des spécialistes), des formations aux tirs spéciaux aussi, ce n'est qu'une question de décision.
      Pour la question technique, la ballistique étant une passion pour certains, des experts dans le domaine il y en a partout en France qu'ils soient civils ou militaires.

      Un jour, en terme d'accidentologie on déplorera une ou plusieurs balles lachées sur le quai d'une gare ou la non réaction d'un militaire qui n'aura pas utilisé son arme à cause des passants qui se trouvaient derrière le terroriste.

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Tu ne seras pas surpris de me trouver d'accord avec toi. Ni de faire référence à à un point de vue convergent :
    http://www.telos-eu.com/fr/societe/armee-partout-securite-nulle-part.html

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  5. Mon colonel,

    Vous soulevez à juste titre de nouveau le faible ratio efficacité/ effectifs déployés du dispositif "sentinelle", et entre autre au regard de son cout : humain, financier, etc... En définitive la supposée "plus value psychologique" à l'encontre de nos concitoyens de ce dispositif, elle est loin de compenser tous ces inconvénients et charges.

    Autre problème guère évoqué sur lequel vous mettez le doigt, c'est la non homogénéité des troupes déployés pour cette opération : en quelque sorte des minis unités "de marche" constitués de militaires aux compétences forts variables. Dans le cas du Louvre la patrouille attaquée était par chance continué par des militaires du 1° RCP, formés et entrainés au combat d'infanterie rapprochée, mais si celle-ci avait été composé par des soldats venant d'unités d'appui on aurait peut éventuellement avoir quelques " bavures" : civils blessés ou tués.

    Loin de moi de vouloir ressuscité des querelles de "chapelles", mais votre propos l'illustre bien : mettre des patrouilles non formés et entrainés au combat d'infanterie rapprochée, de plus en zone urbaine c'est immanquablement faire courir un risque pour eux et les civils à proximités. Heureusement cela ne s'est pas produit, mais statisquement comme vous l'écrivez ce risque existe bel et bien.

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    1. L'intervention remarquable des soldats du 1er RCP n'a rien à voir avec du combat d'infanterie. Ce sont des savoir-faire de base que tout soldat fantassin, tringlot, artilleur etc... apprend et pour lesquels il s'entraîne longuement.
      Votre procès d'intention contre les soldats des unités d'appui est contredit par les faits. Dans les deux autres cas d'agression cités par Michel Goya, ce sont des artilleurs qui ont maîtrisé les agresseurs. A Nice, des soldats du 54e RA, ont réussi à ne pas faire usage des leurs armes à feu mais ont permis l'arrestation de Moussa Coulibaly. A Valence, ce sont des soldats du 93e RAM qui ont fait feu sur la voiture qui leur fonçait dessus.

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    2. Je pense que l'intervenant précédent voulait évoquer le "soutien" plus que l'"appui". Et désolé de vous contredire, mais le personnel du soutien apprend comme tout militaire les savoirs-faire d'autodéfense lors des classes et passe un rappel avant chaque déploiement sentinelle, mais cela ne lui donne aucune espèce d'expérience du combat qu'ont ses camarades de la mêlée.

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    3. Ce que vous écrivez est totalement faux. La maîtrise du tir en situation de combat et des techniques d'intervention opérationnelle rapprochée auxquelles on pourrait rajouter le secourisme au combat font partie des savoir-faire remis à jour en permanence par tout soldat des forces terrestres donc par les soldats des armes de soutien. Par ailleurs, il suffit de regarder les opex récentes (Afghanistan et Mali en particulier) pour voir que les soldats de ces armes de soutien sont confrontées tout autant que leurs camarades à des vraies situations de combat. En revanche, je répète que Sentinelle ne prévoit absolument pas de mettre en œuvre des techniques spécifiques de combat d'infanterie.

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    4. Ce que vous écrivez est totalement faux. La maîtrise du tir en situation de combat et des techniques d'intervention opérationnelle rapprochée auxquelles on pourrait rajouter le secourisme au combat font partie des savoir-faire remis à jour en permanence par tout soldat des forces terrestres donc par les soldats des armes de soutien. Par ailleurs, il suffit de regarder les opex récentes (Afghanistan et Mali en particulier) pour voir que les soldats de ces armes de soutien sont confrontées tout autant que leurs camarades à des vraies situations de combat. En revanche, je répète que Sentinelle ne prévoit absolument pas de mettre en œuvre des techniques spécifiques de combat d'infanterie.

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  6. En effet, fort heureusement les soldats qui sont intervenus étaient des parachutistes, c'est à dire des unités entraînées au combat d'infanterie et dont certains avaient sans doute participé à des opex. Je ne veux pas polémiquer sur les "unités d'appui", certaines savent fort bien utiliser leurs armes et les soldats de sentinelle ne sont pas là pour mener une guerre urbaine comme ne Irak ou en Syrie. Si cette unité avait été constituée de soldats de réserve ou de la "garde nationale", il y aurait de quoi être inquiet car d'après ce que je sais leur entraînement au tir est particulièrement déficient par manque d'entraînement ...On ne fabrique pas un soldat en lui donnant un treillis, une arme et en lui donnant quelques rudiments sur le tir. Il faut un entraînement régulier, pas forcément de type stage commando, quoique! La guerre, le maintien de l'ordre...demandent des gens compétents et bien équipés d'armes adéquates. On en revient toujours à la même chose : cela a un coût et c'est souvent là que le bât blesse. Pour en revenir au calibre : le 5,56 apparaît de plus en plus inadapté, le 7,62 trop lourd, le 6,65 est déjà utilisé que je sache. C'était autrefois, mais la bonne vieille MAT 49 avec son 9 mm avait une sacrée puissance d'arrêt quand même en combat (très ) rapproché.

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  7. Merci de dénoncer Sentinelle qui donne un faux sentiment de sécurité et qui met les armées à genoux. Que se passera-t-il le jour où une fausse patrouille Sentinelle massacrera la foule ? Des armes circulent, des uniformes etc.. Les armées seraient mieux employées pour des opérations ponctuelles de bouclage pour chercher armes munitions drogue...en appui des forces de police.

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    1. Que se passera-t-il le jour ou une fausse patrouille de police ouvrira le feu sur la foule ? Tout est possible. On peut tout imaginer. Sentinelle, ce sont des yeux et des observations permanentes sur le terrain.
      Etre un capteur tout temps.

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    2. Les policiers sont le plus souvent armés de pistolets, un trinome équipé de Famas fait plus de dégâts. Face à un tel ennemi il vaut mieux en effet tout imaginer.

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  8. Excellent article, très bien écrit. Techniquement exact, mais stratégiquement faux à mon avis. L'agression du Louvre illustre la continuité d'action entre ses théâtre d'opération extérieur au Sahel ou en Iraq et le territoire national.

    L'agresseur du Louvre était un égyptien venant de Dubaï. Ce sera intéressant de savoir qui l'a envoyé et téléguidé. Ce n'était en tout cas pas un "ennemi de l'intérieur" que les services de polices ou de renseignement intérieur auraient pu empêcher d'agir. Ici, il s'agit d'une agression extérieure. On peut imaginer que, au moins dans un premier temps, ce sera plutôt à la DGSE d'identifier le commanditaire, mais en tout cas c'est le ministère de la Défense qui est compétent.

    Sur un plan politique, cette continuité est claire pour l'opinion, elle l'est aussi pour les recrues qui s'engagent en ce moment.

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  9. Article ultra-convaincant.
    On aurait pu penser que le Front National romprait le consensus sur "Sentinelle" des deux partis qui alternent au pouvoir, hélas il n'en est rien.

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  10. Votre constat est réaliste et bien étayé. Ceci étant affirmé, je relève une problématique non avouée ou partiellement émise...
    ''il faudrait'' (il aurait fallu) combiner l'emploi du FAMas avec d'autres armes à plus forte puissance d'arrêt. En effet, les spécialistes de l'infanterie ont mis très longtemps à admettre que le fantassin soit doté d'une arme d'accompagnement (auto-défense) du genre pistolet automatique. Il a fallu attendre l'embuscade d'Uzbeen pour découvrir que les malheureux ''G.V.'' envoyé sur cette piste cruelle n'auraient pas vu les yeux de leurs tueurs si ils avaient eu un P.A.
    Fort de ce constat douloureux, on a doté les combattants de P.A. Mas 90, formidable ''réussite'' de nos manufacturiers stéphanois puisqu'il n'envoyait pas que des balles...

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    1. Pour avoir travaillé sur le combat d'Uzbeen, je peux dire que le PAMAS n'aurait pas changé grand chose, au contraire de quelques cartouches en plus (disons la même que celle de leurs camarades de la province de Kapisa). L'arme d'accompagnement reste néanmoins très utile dans de nombreuses configurations.
      Plus largement, il aurait était utile de ne pas attendre cette embuscade pour faire évoluer l'armement et l'équipement de nos fantassins, bien loin dans la liste des priorités jusque là.

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    2. Mon colonel vous proposez de compléter l'armement du fantassin par une arme de calibre 6,5, mais cela générera des problèmes logistiques : approvisionnement en munitions des hommes au combat, certes pas en ville dans une opération type "Sentinelle". Il faut déjà assurer la continuité de cet approvisionnement pour : 5,56 pour les Famas (ou leurs équivalents) et Minimax, 9 mm parabellum pour l'arme d'accompagnement, 7,62 pour les armes dites de précision et FM, 12,7 pour les fusils destinés au tir à longue distance.... et encore non compris les grenades à fusil et roquettes anti-chars !

      Question dans votre esprit cette arme tirant du 6,5 viendra-t-elle en substitution de la 5,56, ou en complément pour certaine missions spécifiques ? Dans le premier cas cela induirait le remplacement de tous les fusils d'assaut, non seulement de nos troupes mais de celles occidentales : question de standardisation et notamment OTAN.

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    3. C'est un débat théorique. Je viens de lire une étude très convaincante sur le calibre 6,5 mm maintenant il est clair qu'on ne va pas abandonner le 5,56 mm tout de suite comme calibre principal.

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    4. Pour les militaires de sentinelle, le fusil à pompe serait plus adapté. Ca avait été la conclusion des Américains en 1917 pour la guerre de tranchées (les Trench-guns...). La puissance d'arrêt d'un cal 12 est très différente d'un 223 Nato...

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  11. Mon colonel, pourriez vous nous indiquer un lien renvoyant sur un article sérieux sur le calibre 6,5 mm.

    Question annexe, que pensez vous du calibre 5,7x28 mm fabriqué par FN Herstal et qui équipe son PM (FN P90) et son PA (FN Five-seveN) ?

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    1. je suis interessé aussi par l'article sur le cal 6,5. La controverse ne date pas de Sentinelle mais les US l'ont éprouvé en Irak. Ils ont ressorti les M14 en 7,62 pour faire face aux difficultés des distances de combat et de combat urbain.
      Pour le 5,6x28, le secret service US qui en avait acheté les aurait abandonné. Le pouvoir d'arret est très insuffisant semble t'il justifiant un abandon.
      Par ailleurs, le FAMAS qui tire une cartouche de 55gr esra remplacé par le HK qui tire une cartouche de 62gr donc un peu plus lourde.

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    2. Bonjour a tous,
      Pour ce qui est de la cartouche de 5,56 M193 tirée par le FAMAS, vous devriez regarder de pret l'effet de cette munition. Elle ricochera beaucoup moins qu'une 9 mm ou une 5,56 SS109 standard OTAN. Cette ogive se fragmente a l'impact jusqu'à une vitesse initiale d'environ 750 m/s.
      Comment un projectile de de 3,5 g peut il arreter net un homme de 80kg?

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    3. Le FAMAS F1 tire des balles F1 de 55gr à 960m/s.
      Le HK416F-S tire des balles F5 de 62gr à 850m/s
      Le HK416F-C tire des balles F5 de 62gr à 785m/s
      (magazine "Cibles")

      Les performance nominales du 5.56mm sont obtenues avec des canon de 20 pouces ou approchant (comme le FAMAS).
      Les Américains ont standardisé leurs armes autour du M4 avec des canons de 14 pouces et se plaignent du manque de performance du 5,56mm.

      Avec le HK417F-S nous venons de leur emboiter le pas (canon de 14,5") pour une arme qui est au final:
      - plus encombrante
      - a un canon plus court et une vitesse initiale inférieure
      - fait le même poids.

      Les FAMAS G2 avec des rayures de canon au pas de 9" peuvent très bien tirer les ogives 62gr, tout comme les FAMAS "Féliné dont le canon a été remplacé.

      LE FAMAS était une bonne arme qu'on a pas voulu faire évoluer.
      - du fait de ses spécificités, abandonner la production de nos munitions était une erreur.
      - acheter des munitions de merde n'importe où était une erreur.
      - après avoir abandonner nos munitions il fallait au moins généraliser le canon du FAMAS G2 au pas de 9"

      Les FAMAS étaient simplement vieux, au bout d'un moment n'importe quel fusil d'assaut neuf est plus satisfaisant.

      Sinon pour les interventions à courte distance, le GIGN vient d'adopter le Bren 2 en calibre 7,62x39 (oui, comme l'AK47) de la firme Tchèque CZ:
      http://www.profession-gendarme.com/le-gign-sequipe-dun-nouveau-fusil-dassaut-bren-2-tcheque/

      Le 7,62 OTAN serait très problématique en milieu urbain au milieu de civiles. A courte distance il traverserait l'ennemi de part en part avec encore un fort potentiel de l'autre côté. Bonjour les dégâts collatéraux.

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  12. "Les soldats ne sont pas des policiers et il ne faut évidemment pas qu'ils le soient. Quel est alors l’intérêt de mettre des soldats dans les rues ?"

    Réponse : les opérations types "vigipirate" ou "sentinelle" ne sont rien d'autre que des opérations de communication. Les gens ont effectivement l'impression que le gouvernement prend des mesures. La dissuasion opère à la marge sur les délinquants.

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  13. Écrit trop personnel (emploi inconditionnel du "nous" et du "on") d'aucune valeur stratégique dans lequel l'auteur défend l'emploi de moyens de défense qu'il a servi et non la cause noble et louable qu'est la protection et défense de la Nation dans son intégrité.
    Ce sont des missions de dissuasion d'un intérêt majeur (comme sentinelle) qui permettent par ailleurs de donner une image de cohésion nationale à l'international en termes défense dans le cadre de réponses à l'encontre d'actes de malveillance et terroristes prenant pour bon nombres racine hors frontières de l'Etat considéré.
    Oui pour une police de proximité. Mais quelle serait la plus value? Obtenir de l'information complémentaire!? N'existe-il pas des outils de collecte de l'information à cet effet permettant d'avoir, par la suite et par analyse, du renseignement discriminant? La population est une source d'information. À ce titre, il faut la faire participer à cet effort d'acquisition de l'information qui est le premier maillon d'une stratégie de protection-défense d'un Etat-Nation dont les missions actuelles en l'occurrence "sentinelle" sont cohérentes et s'inscrivent bien dans une politique de stratégie à moyen terme définie par les politiques actuels.
    Sans vouloir être démagogue pour un quelconque Parti Politique, c'est dans cette démarche de rapprochement Etat-Nation que Monsieur Macron se veut fort de recréer un Service Militaire "retaillé" aux exigences socio-politiques de ce siècle.
    Cette démarche serait susceptible de "revivifier" ce lien Etat-Nation (cordon ombilical incontournable en termes de cohésion nationale) avec le bénéfice de faire participer une majeure partie des Administrés à la protection-défense de leur Territoire par la captation d'informations de proximité à caractère humain sans devoir investir, outre mesure, dans une police de proximité qui générerait un nouveau "centre de coûts"; ce qui ne serait pas en phase avec les attendus en termes de réductions budgétaires étatiques à court et moyen termes.

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    1. pardon mais quelques incohérences dans votre propos.
      1- SENTINELLE ne dissuade pas. il rassure peut-être, elle banalise surement, gène parfois le djihadiste dans tel ou tel projet d'attaqye (et encore, l'évolution actuelle des attaques laisse à penser qu'elles peuvent être conduites de manière aléatoire sans cible particulière)
      2- la menace terroriste n'est pas LA menace mais UNE menace qui s'installe durablement dans les sociétés occidentales. il faut apprendre à vivre avec et le renseignement de proximité est réellement indispensable.
      3- le service voulu par EM n'est absolument pas militaire mais national. dans le premier cas, ce serait pire que la situation actuelle car, vous l'avez occculté, on peut s'improviser tireur mais certainement pas combattant. et on ne forme pas collectivement un soldat en un mois. s'il s'agit d'un service national, c'est une autre affaire, tout aussi délirante car elle syphonera l'encadrement des unités des forces terrestres . au lieu de SENTINELLE lire SERVICE NATIONAL. c'est à dire la négation d'un armée professionnelle. vous oubliez ensuite que les jeunes français qui s'engagent le font pour porter les armes de la france, pas pour faire GO. vous vous trompez en croyant qu'on peut donner une fonction militaire à des jeunes rassemblées un mois d'été
      vous êtes dans votre illusion, ce n'est pas à l'armée de "revivifier la relation Etat-nation".

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    2. La police de proximité ne servira à rien non plus...ce n'est pas en disant bonjour à l'épicier du coin que cette police ne se ramassera pas un coup de couteau ou une balle quelques pas plus tard. sauf à mieux surveiller les centres djihadistes ( ont les connait )par un service de renseignement le plus had hoc on ne gagnera pas cette guerre interieure.

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  14. "Statistiquement, on ne peut pas éviter aussi les vols d’armes, comme les deux Famas (et munitions) dérobés le 2 février, à une patrouille qui revenait dans sa garnison d’origine."

    Non, désolé, sur ce point de détail (quoi que) je ne suis pas d'accord. C'est inadmissible de laisser de véhicules avec des armes sans garde. Les auteurs de ce "maladresse" méritent mille fois les foudres de Zeus pour leur faute professionnelle et de plus l'image de brêle qu'ils ont apporté aux Armées.

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  15. le colonel goya soulève le problème du contre emploi des unités d’infanterie dans l'opération SENTINELLE. Rebondissant sur la dernière audition du CEMAT devant la commission de l'assemblée nationale, dans laquelle il a rappelé le paradoxe à ne pas vouloir utiliser des unités des forces spéciales dans ou à proximité de leur garnison comme unité d'intervention, soulageant ainsi les forces de police.
    je pense que ce blocage n'est ni politique,ni juridique. l'emploi des forces armées comme force de 3e catégorie peut très bien s'envisager. encore faut-il oser affronter les corporatismes de la police nationale notamment. or, je pense que l'ancien MININT n'a pas voulu conduire les opérations en imposant des modes opératoires aux syndicats de police.
    je sais que je vais provoquer des réactions fortes mais je reste convaincu que le niveau d'entraînement des sections d'infanterie AVANT le déclenchement de SENTINELLE , à savoir leur capacité à conduire des opérations de coercition focalisée, limitée dans le temps et l'espace, en clair conduire des actions de combat avec les savoir faire collectifs afférents (tir de combat, sé"lectif, sauvetage au combat, prise et maintien du contact sous le feu, etc.) , était supérieur à celui des BAC ou des PSIG SABRE. ces unités sont faites pour ce qu'elles savent faire : lutter contre le grand banditisme et j'en veux pour preuve les témoignages des fonctionnaires de la BAC après l'attaque contre CHARLIE. qu'on le veuille ou non et cela ne fait pas du soldat français un surhomme, la finalité du soldat reste le combat avec l'acceptation lucide de devoir tuer ou être tué, ce n'est dieu merci pas encore la finalité des forces de l'ordre. cela n'enlève rien à leurs qualités et compétences, je le précise.
    je suis persuadé que le niveau "d'insubmersion" dans des opérations en zone urbaine face à ce type de menace reste le groupe et pas la patrouille de 3 hommes. je pense à ce titre que cette manœuvre du nuiveau groupe, est à la portée des unités de combat et d'appui (ABC, GEN, ART) moyennant un minimum d'entrainement préalable (rappelons nous les phases de préparations des unités britanniques avant leur engagement en ULSTER).
    ce faisant, nos sections d'infanterie (20 rgt, 80 et maintenant 100 compagnies, 400 sections), même avec un taux d'indisponibilité de 50% (entrainement, formation, opex, mcd) représentent un réservoir de forces mal employé.
    on me rétorquera les dommages collatéraux consécutifs à l'emploi d'armes de guerre. c'est oublier que les terroristes ont l'initiative et la garde environ 10 à 15 minutes. c'est dans ce créneau qu'il créée le plus grand nombre de victimes. le but est d'inverser cette situation en reprenant l'initiative le plus vite possible par le feu. il vaut mieux le faire dans la rue que dans un local avec des otages. les possibilités de fuite et de mise à l'abri y sont plus grandes.

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  16. Pour l'intervention en milieu urbain sur le territoire nationale, il y a actuellement le GIGN et le RAID ainsi que les GIPN en outre-mer. La taille de ces unités ainsi que leur réactivité et mobilité leur permet d'agir actuellement sur le territoire français de manière satisfaisante. Le jour ou cela ne sera plus le cas, la situation sera vraiment critique. En aucun cas, cela ne devrait devenir le rôle de l'infanterie de l'armée de terre sous quelque forme que ce soit.

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    1. pourquoi en aucun cas ?
      est-ce plus logique de donner des fusils d'assaut à des policiers ou des gendarmes qui font très bien leur travail contre le grand banditisme mais qui tirent moins qu'une section d’infanterie à son niveau normal d'entraînement et qui font tellement d'autres choses par ailleurs, autres que de la lutte anti terro. (je ne parle pas du raid ou du GIGN)
      et en outre, vous me semblez bien sur de vous; je connais des zones où aucune force d'intervention en peut être présente en moins d'un heure, c'est à dire prète à engager le combat. il ne s'agit pas des zones de non droit.
      de même, je ne remets pas en question le cas particulier des prises d'otages qui exigent une très haute technicité mais là nous sommes dans une logique de tuerie. il faut donc la faire cesser le plus vite possible et à ce jour, aucune unité lampda de police ou de gendarmerie, tombant par hasard sur trois terro n'est capable d'engager le combat. un groupe de combat si. il suffit de les remettre à l'entraînement, d'en établir le cadre juridique et de décider.

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  17. Ne nous y trompons pas,Sentinelle est un argument de poids pour permettre aux Armées de décrocher le budget qui lui fait défaut pour remplir les missions qui lui sont confiées par ailleurs .Et c'est très bien ainsi . On ne peut que s'en réjouir. A preuve, le "standing ovation" de la représentation nationale à l'adresse de nos soldats agressés ce jour à Levallois-Perret, je n'ai pas souvenir d'un tel "élan" lorsque l'un des nôtres tombe en OPEX. Reste maintenant à trouver le mode opératoire le plus adapté pour que nos soldats ne s'épuisent pas physiquement, moralement et professionnellement dans de veines patrouilles. La balle est dans le camp du commandement qui j'en suis sûre trouvera un juste équilibre et fera les propositions qui conviennent et qui ne sauraient être refusées. Pour une fois nous sommes du "bon côté du manche" , ne laissons pas passer cette opportunité.

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    1. Mais n'oubliez pas que pour le pouvoir politique, et Bercy au premier chef, "Sentinelle" permet de rassurer la population à moindre coût. Remplacer nos 7 000 militaires affectés à "Sentinelle" de manière tournante, cela demanderai de recruter ~ 12 à 15 000 gendarmes et/ou policiers en tenue et ceci coûterait nettement plus cher !.....

      Employé l'armée pour des taches civiles qui n'ont rien à voir avec la Défense nationale, cela hélas n'a rien de nouveau : régiments (dont les paras de la 11° DP) pour collecte du foin lors de la sécheresse de 1976, envoie d'unités pour dépolluer les côtes et plages suisse à des marées noires, déneigement de routes lors de chutes importantes de neige, etc...... Certes dans ces époques on disposait de la masse des appelés, qui furent d'ailleurs employés dans le cadre de "Vigipirate" jusqu'en 96 / 97.

      Moralité ou immoralité, pour Bercy il ni a pas de petites économies ... sauf pour lui même !...

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    2. pardon mais vous faites erreur. le déclenchement de SENTINELLE a eu pour effet de stopper la décrue des effectifs , notamment dans l’armée de terre, laquelle eut été incapable de tenir dans la durée avec une FOT à 66000. ce n'est pas pour autant que l’armée de terre a eu les crédits pour équiper les nouvelles unités. autrement dit, on a fait les choses à moitié, à plusieurs titres
      1/ on a sur recruté du militaire du rang pour le "déverser" dans sentinelle , dans des conditions tactiques limites,. ce sur emploi, concomitamment au moindre engagement en Opex provoque une évaporation des jeunes engagés qui ne restent même plus 5 ans.
      2/ ce sur recrutement a provoqué l'atomisation de l'encadrement de contact (du sergent au capitaine) qui devait à la fois conduire Sentinelle, participer à la formation des nouvelles recrues et essayer de poursuivre la formation et l'entraînement à minima, avec les mêmes effets de lassitude et de moindre professionnalisme. résultat : de grandes difficultés à recruter des candidats sous-officiers et officiers et des unités dans lesquelles la troupe ne connait pas ses chefs directs.
      3/ l'armée de terre conduit Sentinelle avec les moyens existants : on se partage les fusils, les radios , les camions. ce qui est l'antithèse du travail de tout professionnel : une arme est affectée nominativement pour être réglée et entretenue par le même soldat.
      au final, l’armée de terre a le choix entre mourir asphyxiée par SENTINELLE ou à accepter le risque d'une nouvelle cure quand elle sera désengagée de SENTINELLE. ne nous y trompons pas l'encadrement d'un éventuel service national fera plaisir aux nostalgiques et aux élites politiciennes mais usera également l'armée de terre parce que cela provoquera les mêmes effets que SENTINELLE. on ne s'engage pas pour être un GO

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  18. Ancien policier qui, enfant, rêvait d'être parachutiste, n'a jamais coupé court avec la chose militaire après avoir effectué son S.N. au 1erRHP. J'en ai gardé la devise comme règle de vie. Mon enfance et adolescence ont été bercé, bien qu'issue d'une famille, disons de gauche, pour ne pas dire carrément communiste, par de la littérature sur l'Armée, la guerre, les moyens , les armements, les stratégies, tactiques tant françaises qu'étrangères. Personnellement, j'ai toujours considéré que l'usage de la force armée militaire pour rétablir la paix et sécurité intérieur ne devait qu'être ponctuelle et de très courte durée. Le rôle des Armées est d'assurer l'indépendance, l'intégrité de la Patrie, de la Nation qui la compose. Comme vous je considère que seul la Police et la Gendarmerie (institution militaire pourtant) sont seules habilité a assurer le maintien paix public, le rétablissement de la paix publique dans un Etat de droit démocratique comme ce pays est devenue au fil du temps et de son histoire. Mais, , pour avoir cet état d'esprit, il faut a mon sens , être passé par le creuset de l'institution militaire ou de la fonction publique, comme sapeur pompier, corps médical publique, policier, gendarme, pour comprendre ce que veut dire "servir" avec toute les contrainte que cela implique. Comme le disait le Général Massu , grandeur et servitude...7 ans passé je ne ma fait plus d'illusion sur non seulement la société, dans son écrasante majorité individualiste, sans vision, lobotomisé, mais plus encore sur le personnelle politique qui ne cherche que la gloire a moindre frais pour eux même, et quel qu’en soit le prix a payer pour les autres. Ce n'est pas avec ce monde la que la guerre sera faite ( horrible et cruelle en soit) , encore moins pour être gagnée.

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  19. Sentinelle c'est aussi le monde à l'envers : les gendarmes se bousculent pour partir en OPEX et les militaires (les biffins quoi) sont chargés de faire leur travail sur le territoire national. La Belgique a résolu ce problème majeur en fusionnant les corps de police et de gendarmerie.

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  20. ce n'est pas sentinelle qu'il faut revoir, c'est la protection des frontières, on combat les extrémistes au Mali et en france on les laisse faire!!! faut fusiller tous les djihadistes pour trahison et peine de mort pour les terroristes, faut arrêter de baisser le pantalon, on se fait bouffer les seules personnes qui ont peur des militaires ou des gendarmes ce sont les gens honnêtes!!
    si on met des policiers à la place des militaires et bien les policiers seront attaqués et on enlèvera pas la Police, la France fait comme d'habitude elle ne fait RIEN!!!! elle laisse faire en espérant que ça s'arrange...Allez voir dans les pays de l'est comment ils font!!! ils défendent leurs pays!! eux!!!

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  21. ce n'est pas sentinelle qu'il faut revoir, c'est la protection des frontières, on combat les extrémistes au Mali et en france on les laisse faire!!! faut fusiller tous les djihadistes pour trahison et peine de mort pour les terroristes, faut arrêter de baisser le pantalon, on se fait bouffer les seules personnes qui ont peur des militaires ou des gendarmes ce sont les gens honnêtes!!
    si on met des policiers à la place des militaires et bien les policiers seront attaqués et on enlèvera pas la Police, la France fait comme d'habitude elle ne fait RIEN!!!! elle laisse faire en espérant que ça s'arrange...Allez voir dans les pays de l'est comment ils font!!! ils défendent leurs pays!! eux!!!

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    1. Certes mais, le gouvernement a dépensé 70 Milliards pour les migrants et a retire 850 millions pour notre armée ! Vous appelez cela comment ?Moi je dis trahison.....Les traitres sont punis comment en temps de guerre ?
      POUR LE MONTANT ? VERIFIEZ ! Et tenez moi informé des décisions si il y en a ?

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  22. Bonjour MR Goya d,après vos commentaires vendredi 10 aout sur RTL vous dites inutile la présence militaire (opex sentinelle)sur le territoire français et que nos soldats seraient mieux employez sur d,autres fronts..pour vous combattre un ennemi dans d,autres pays serait plus important que de combattre ce même ennemi qui est très bien implanter sur notre sol la France et qui tue nos civiles et maintenant il prends pour cible nos forces de l,ordre..je trouve vos propos pas digne d,un ex militaire croyez moi rien que la présence de nos braves soldats r,assurent la vie des citoyens français ???le plus urgent c’est de fermer et protéger nos frontières reconduire tous ceux qui n,apportent que tueries violence agressions viols charia des prêcheurs haineux ...la oui je vous rejoindrait,,,prenez l,exemple de la Pologne eux ils n,ont eu aucun actes du genre de ceux que la France subit presque au quotidien...

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    1. @ Anonyme11 août 2017 à 11:21

      Désolé mais vous confondez les missions de nos forces armées avec celle de la Gendarmerie et Police. D'ailleurs dans le cadre de "Sentinelle" nos militaires ne disposent pas des moyens juridiques de ces dernières : contrôle d'identité, fouille des suspects, arrestations préalables de ces derniers, etc... Ce ne sont de fait que des vigiles armés, pouvant utilisés leurs armes que dans le cadre de la légitime défense. Alors rien que pour cela, les propos du colonel Goya sont parfaitement justifiés.

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    2. Vous avez raison, d'ou l'impératif nécessité de mettre un coup d'arret au départ de gendarmes en OPEX et de remmettre sur le terrain les forces de police et de gendarmerie. Chacun son métier, les gendarmes ont des habilitations qui sont utiles en métropole mais inutiles en opex. Les militaires n'ont aucune habilitation, ils ne peuvent pas controler l'identité d'une personne, ni faire des fouilles à corps. Ils agissent comme des citoyens normaux (retention momentanée d'une personne en cas de nécessité, dénoncation au parquet).

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  23. Bonjour ,
    Cet article pêche par le manque de perspectives historiques malgré une évocation hors de propos de la guerre d'Indochine .
    C'est cette perspective historique permet de pointer les tares originelles de l'opération Sentinelle : Pas de pouvoir réel de police comme une fouille systématique de personnes et de véhicules , mission uniquement dissuasive ,pas de système de renseignement ...
    On pourrait citer pêle-mêle la présence militaire Britannique en Ulster ( aspect confessionnel et communautaire compris ) , les attentas kamikazes " low-cost " du FLN-METRO ou la situation en Israël . En regardant déambuler - c'est le terme qui me semble le plus approprié - une patrouille Sentinelle à la Grande-Motte il y a une dizaine de jours je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux plages de Tel-Aviv ou aux rues de Belfast que j'ai connu lors d'une visite scolaire à la fin des années 70 . Je m'étonne ainsi de cette " nonchalance " des patrouilles Sentinelle qui ne surveillent tout simplement pas leurs arrières alors que la progression des paras Britiches se faisait avec liaison radio , couverture des arrières,...
    Etant Franco-Brésilien je constate la différence entre ce qui se met en œuvre dans les rues de Paris et la présence militaire dans les rues de Rio depuis 15 jours .
    Il y aurait , je pense , quelque expérience à retirer de l'expérience Carioque même si la nature des menaces est différente . Je propose au colonel GOYA ce RETEX paru dans " Military Review " que j'espère il a déjà lu ...
    http://joom.ag/Suwp
    Une compatriote , ancienne enseignante à l' ESG et à la PMERJ , m'a transmise en mars 2014 ces photos lorsqu'elle était en charge d'enseigner les doctrines d'intervention des forces armées en milieu urbain dans des missions de sécurisation : Rio 2014 et Alger 1957
    http://www.forte.jor.br/wp-content/uploads/2009/11/exercito-em-favela.jpg
    http://www.ecpad.fr/wp-content/gallery/operation-de-controle-dans-la-casbah-d039alger/ALG-56-95-R03.jpg

    Elle a fait projeter " La bataille d'Alger " de Pontecorvo et " Les Centurions " aux militaires en opération dans les favelas .
    Comme le souligne " Anonyme " du 11 aout à 11h21 la mission des forces armées est bien de défendre la population Française , moi , toi , mes enfants , tes parents , face à des menaces là où elles apparaissent et non pas là où des nostalgiques de la présence Française en Afrique ou au Levant veulent les envoyer .
    C'est du " Déroulédisme " sain et réaliste y compris au niveau de l'efficacité opérationnelle . Ceux qui tuent et agressent en France ce ne sont pas des Touaregs Maliens ou des Talibans Afghans mais bien de jeunes mâles majoritairement issus de l'immigration Musulmane et Africaine , " nés et élevés en France " selon la formule consacrée .
    L'autre solution ce serait de " militariser " d'avantage les forces de sécurité intérieure ne serait-ce qu'au niveau de la doctrine , de l'équipement et de l'entrainement face à un ennemi intérieur qui est " monté en gamme" . Une politique parlait il y a quelques jours de " l'agent de circulation à Raqqa " pour dénigrer Sentinelle mais cet agent de circulation serait aussi " nu " face à une racaille des gangs de Saint-Denis , de La Castellane à Marseille ou de La Villeneuve à Echirolles .
    La première des décisions à prendre ce serait de faire sauter ce tabou " moralo-républicano-stigmatisant " qui refuse l'utilisation de drones pour la surveillance des quartiers où se côtoient criminels et " radicalisés " . ( voir " Military Review " p°7 )
    Je doute toutefois que la France prenne ce chemin quand j'ai pu lire sur le site du Ministère de la Défense de doctes penseurs qui " conseillent " à la PMERJ de ... se désarmer ! C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité !
    Daniel BESSON

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    1. La réponse au terrorisme n'est pas , du moins en majeure partie militaire:comme pour la médecine il y a deux stades ;la prévention et en désespoir de cause la chirurgie,il est inutile de débattre de techniques chirurgicales aussi nécessaires et obligées soient elles , si en amont le travail fondamental de prévention n'est pas fait c.a.d. le renseignement.Du temps des Rg ce travail était fait ,ce qui n'empèchera nullement un isolé de kamikaze .le zéro défaut n'existe pas,il est donc nécessaire d'infiltrer les filières djihadistes et celà prendra du temps beaucoup de temps,ce qui n'interdit pas de filtrer à nos frontières ,de surveiller de près les manifestations etc etc etc mais une présence militaire côuteuse et inutile en permanence n'aura que des résultats nuls.J'ai vécu l'époque des attentats de la rue de Rennes entre autre,même si l'amrée avait été dans la rue celà n'aurait servi a rien qui plus est elle montre cruelement nos faiblesses tant politiques qu'opérationnelles à nos adversaires ,qui il faut l'avouer sont très loin de l'efficacité du Fln Algérien , tant en terme de choix de cibles que de pugnacité,ce n'est pas le lieu pour leur donner des idées mais franchement ça des terroristes!!! quant a la bluette serinnée de "radicalisation" par les autorités (ça les arrange) c'est tout simplement méconnaitre son adversaire dans ses fondamentaux.

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    2. le renseignement ne prévient pas le terrorisme endogène. il relève déjà du curatif, en étape préliminaire.
      La véritable prévention consisterait par exemple à faire aimer la France à ceux qui sont attirés par les sirènes ennemies. A donner un idéal à tous ces jeunes.
      Mais pour être aimé, il faut être aimable: Notre république corrompue de bas en haut, notre consumérisme absurde, notre incapacité collective à donner une valeur aux mots que nous brandissons, cette absence cruelle de vision politique propre, qui nous positionne de facto comme les valets d'un empire qui détruit le moyen-orient depuis 40 ans, la destruction des liens familiaux, c'est tout cela qu'il faut changer si nous voulons être en mesure de concilier l'arrivée massive de populations africaines traditionalistes avec la préservation de la paix sociale.
      Autant dire que c'est pas demain la veille.

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    3. bonjour anonyme du 16 et bien d'accord avec vous sur la prévention du terrorisme endogène et sur cette utopie du "faire aimer la France" ,utopie car cela nécessitera encore plus de temps et de paramètres opposés a faire converger que de chercher du renseignement.Le peuple Français veut il "l'arrivée massive de populations Africaines traditionalistes" (il faudrait préciser le sens que vous donnez à traditionalistes) Si il s'agit de peuples régit par la doxa islamiste , la cour européenne de justice a déjà donné son avis (à défaut de celui du peuple) en deux arrets ,l'un du 31/7/2001 et l'autre en confirmation toutes chambres réunies le 13/8/2003 pour donner plus de poids à la sentence :"l'islam est incompatible avec les droits de l'homme et la démocratie"Sauf à vouloir changer notre paradigme ,les clandestins ne changeront en aucun cas le leur , nous allons vers une guerre de civilisation entre l'islam et l'occident,guerre qui dure depuis 1500 ans(commencée en 635 par la prise de Damas , la prise de leur base en France Fraxinetum ; La garde Frenet en 990 et destruction de Toulon en 1187 et 1197 puis prise d'Alger par nos troupes en 1830)Il est évident que les gouvernants actuels de l'europe soumis a la finance apatride internationale et partisane d'un gouvernement mondial dont ils se réclament ouvertement a tout interet à la submersion d'une colonisation de peuplement fidèle au plan Coudenhove-Kalergi dont Merkel( entre autres ) est une lauréate du prix qui porte ce nom et décerné tout les 2 ans.La question posée est donc simple,Boumèdienne l'avait résumée en y répondant à la tribune de l'Onu "nous vous vaincrons par le ventre de nos femmes"

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  24. Permettez moi de vous corrigez mais la récente attaque de la tour Eiffel visait directement la population et c'est bien l'intervention d'une patrouille sentinelle qui a permis d'empecher une tuerie.

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    1. oui c'est vrai, mais une tuerie , avec un couteau!!! c'est de l'humour ?, c'est bien ce que je disais , des terroristes moins dangereux que les automobilistes en départ le week end!! un peu de discernement ne ferait pas de mal ,il est temps de relativiser les évènements!!!

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  25. Le chiffre d’un milliard d’euros que vous énoncez en préambule de votre article à propos des coûts sur 22 ans des opérations Vigipirate et Sentinelle ne pèsent pas lourds au regard des chiffres publiés par l’Insee : la consommation touristique intérieure représentait en 2015 près de 160 milliards d'euros, soit plus de 7,2 % du produit intérieur brut (PIB) de la France.
    Selon les derniers chiffres publiés par l'Insee, la fréquentation touristique semble avoir bien repris en France après une année 2016 catastrophique consécutive aux attentats qui ont ensanglanté notre pays. Paradoxalement, 2017 pourrait devenir une année record pour le tourisme en France ? En juillet dernier, le premier ministre Edouard Philippe présentait la feuille de route du gouvernement en prévoyant une relance du tourisme en France. Son objectif est d'atteindre les 100 millions touristes en 2020. Avec un pareil objectif d’augmentation du PIB par le tourisme, votre proposition d’arrêter l’opération Sentinelle sous prétexte qu’elle coûte cher et n’apporte rien à la sécurité intérieure me paraît être un non-sens pour ne pas dire une absurdité. Face à la froide réalité des chiffres, on ne peut pas gagner. Ce qui signifie en d’autres termes plus pragmatiques : If you can’t beat it, joint it.
    A mon avis, le ministère des armées devrait plutôt s’enorgueillir de contribuer si efficacement à la sécurité intérieure de notre pays avec les autres ministères régaliens et au retour avéré de la consommation touristique intérieure. Il est donc inutile de remettre systématiquement en cause cette opération de projection intérieure en complément des FSI.
    Nos armées ont tout à gagner avec cette opération qui est appelée à devenir pérenne sous des formes encore à définir. Pour cela, il est bien évident que le budget du ministère des armées doit suivre en conséquence. Les effectifs doivent impérativement augmenter et la condition des personnels sérieusement prise en compte en termes de logement, d’équipement et de solde. Nos troupes sont constituées de soldats professionnels qui ont un vrai savoir-faire et qui ne doivent pas être considérés comme de simples supplétifs dans les missions de projection intérieure.

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  26. il y a eu plus d'attentats en France en 2017(qui n'est pas terminée) qu'en 2016 (9 attentats en 2017 , 3 en 2016 de gravité certes différentes) en fait le touriste et l'homme en général oublie assez vite et d'ailleurs beaucoup disent que ça ne les empèchera pas de vivre,la présence militaire n'a donc rien changé en moins , en terme d'attaques,il faudrait donc croire a l'irrationalité des touristes

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  27. il y aurait, si la presse ne ment pas (lol) 3000 "jdihadistes de retour de Syrie,admetons;comment ferons nous la différence et sur quels critères , entre ceux partis sur injonction ,souhaits ou autres de notre gouvernement dont fabius("ils font du bon boulot etc etc etc ) pour combattre le vilain (ho qu'il est laid!!!!) Bachar el Assad et les autres ayant rejoint daesh ? aux premiers retour avec lé gion d'honneur aux secont les affres des géoles républicaines,ça va pas être simple, sans parler du simple touriste de retour de Syrie......

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